mercredi 15 avril 2009

Cardère des villes


Petit extrait du journal le plus lu dans les terriers : La Hulotte.

Adoptez une Cardère des villes
" La Cardère si cultivée et si célèbre pendant les siècles passés a failli disparaître à jamais. On se servait de ses épines recourbées, merveilleusement souples et fermes, pour peigner en douceur les tissus de draps fins. Et puis les ignobles brosses métalliques sont arrivées. Et l'homme a laissé tombé la Cardère, pour économiser trois sous. Il a perdu le goût des belles choses...
En 1989, il ne restait plus qu'un vieux sac de graines de Cardère, oublié dans le tiroir d'un négociant de Tarascon. La Hulotte l'a tiré de là. Elle a récupéré ce trésor et elle l'a semé. La plupart des graines avaient perdu leur pouvoir germinatif mais certaines ont germé. La Hulotte a alors diffusé ces graines à tous ces lecteurs volontaires pour cultiver chez eux, dans leur cour, dans leur jardin... cette petite miraculée. Plus de 12000 lots sont ainsi sortis de terre en quelques années...."

Vous aussi, vous pouvez adopter chez vous une belle Cardère. Simplement en envoyant une enveloppe timbrée à votre adresse + un timbre supplémentaire de 0,56 € pour participation aux frais. Par retour vous recevrez un sachet de graines de la Cardère des villes, accompagné de tous les conseils utiles pour réussir à votre tour la culture passionnante de cette fleur amoureuse des papillons et des chardonnerets, aussi belle en hiver qu'en été et pas envahissante pour un sou. Continuons cette chaîne de la Cardère et faisons revivre cette jolie plante dans nos jardins, aux 4 coins de l'hexagone et plus loin encore.



Pour obtenir vos graines :

La Hulotte
8 rue de l'Église
08240 Boult aux Bois

N'oubliez pas de diffuser vos premières graines autour de vous quand vous les récolterez.

Premier...

Premier barbecue....quels délicieuse odeur et goût retrouvé .
Première tonte.... quel plaisir, que d'odeurs et quelle joie de voir son jardin tout net.
Première feuille.... quelle beauté.
Première lessive séchée dehors... quelle odeur de porter ensuite ces vêtements.
Première sieste au fond du jardin....quelle douce chaleur envahie tout mon corps.
Premières fleurs qui annoncent l'éclosion de toutes les couleurs de la nature.
Premier apéro pris sous le marronnier....quel bonheur.
Premier repas de midi, entre amis, sous le marronnier...quel ptit bonheur.

Tous mes sens en éveil sont comblés par le retour du printemps. Mon voisin plus pessimiste me lance un "Attention, les saintes glaces ne sont pas passées." Moi, je suis vite partie acheter des bottes d'oeillets que je me ferai grand plaisir de replanter cet après-midi. Et aussi deux grands pieds de lupins. L'an dernier, le pied que j'avais mis n'a pas repris. J'aime bien les lupins. Le jardin de ma grand-mère en était envahi.

Voilà ! Premier des premiers qui se renouvellent chaque année. Les grues ne s'étaient pas trompées. Les grands froids sont bien terminés.

mardi 14 avril 2009

Balade

Au lever, hier matin, le brouillard, ou plutôt, la brume est là. Le pays est enseveli dans une brume matinale très belle. Je sens le soleil proche au-dessus, ce qui rend la brume encore plus opaque. Le pays est recouvert d'une forte rosée. Les herbes, les meubles du jardin, les dalles...sont mouillés de fraîches perles de rosée.
Nous partons nous balader à la fraîche. Cette expression prend tout son sens ce matin.
Mon chien court devant comme à son habitude. Nous passons devant le cimetière, traversons les champs et arrivons dans le bois, le bois de M. Il se plaît en effet à dire que c'est SON bois tant il apprécie et se plaît ici.
C'est magnifique.
La luminosité matinale est exceptionnelle. Sous les arbres, la brume est un peu là et semble flotter entre deux airs.
Les sols sont couverts d'anémones blanches parsemées au milieu de leur feuillage vert foncé. Quelques coucous jaunes rehaussent ce ton. De jolies violettes naissent sur les talus.
Et surtout les feuilles des arbres naissent à la lumière dans un vert si tendre, vert propre à cette période de printemps que nulle autre saison ne verra. Ce vert si clair, si jaune n'est là que pour quelques jours. Les feuilles sortent à peine de leur bourgeon.
Certaines sont encore recouvertes du fin et doux duvet qui les protégeaient dans le bourgeon. D'autres pointent déjà leurs formes vers la lumière.
C'est alors que l'air de la chanson de mon enfance apparaît : "Orme charme ou tremble, nul arbre ne tremble, au loin le bois semble, un géant qui dort...."Et son air me hante et me fait chanter de ptit bonheur.
Les dernières feuilles mortes de l'automne jonchent encore le sol. Il est plaisant de traîner les pieds dedans.
Les oiseaux sont forts présents par leur chant. M. s'amuse un instant à répondre à l'un d'entre eux. L'échange est lancé. M. sifflote en essayant d'imiter l'oiseau. Celui-ci lui répond. C'est amusant. M. essaye d'espacer les sifflets et l'oiseau semble attendre avant de répondre. M. essaye alors de varier le nombre de sifflets mais rien n'y fait, l'oiseau répond par deux ou trois "pit pit pit". La communication dure quelques minutes et nous passons notre chemin. Nous ne verrons pas notre interlocuteur. Il est bien caché tout là-haut dans les branchages.
Soudain, un bruit d'aile attire notre regard vers la cîme. Une buse pourchasse un corbeau en faisant de grands cercles au-dessus des arbres. Quelle agressivité !
Les arbres sont magnifiques.
Il parait que l'on peut entendre la sève monter dans les arbres au printemps. Je pose mon oreille contre un très gros tronc et tend au maximum de mes possibilités mon ouïe mais je n'entends rien. Mon chien ne me laisse pas non plus dans le silence. Il est sans doute intrigué par ma position et vient lui aussi renifler l'arbre, ce qui ne se fait pas sans bruit!
Ptit bonheur du matin et du printemps, de se balader ainsi avec mon amour. Détente, découverte, bonheur.