lundi 27 juillet 2009

Un anniversaire gargantuesque

Mercredi dernier, j'avais pour consigne de préparer ma valise avec des vêtements de toutes sortes pour partir dans un endroit chaud. Le k-way n'est pas nécessaire m'annonce-t-on ! Bon je n'aime pas trop ça, préparer ma valise. Déjà quand je sais où je vais je n'aime pas mais alors là l'exercice est encore plus difficile. M. m'aide un peu mais à 23h00, ma valise n'est toujours pas prête!!! Avec un peu de courage, je termine.
Réveil à 7h00, jeudi 23 juillet au matin. Départ vers 8h00.
Il ne fait pas beau. Je bougonne, je ne sais même pas où je vais !!!!!!!!!
M.prend l'autoroute en direction du Luxembourg. Tiens, nous arrivons à l'aéroport. Ah bon, on prend l'avion.
Je ne suis pas très fière, pas très à l'aise de ne pas savoir. Pourtant je fais celle qui reste digne, neutre. Mais ça bouillonne à l'intérieur. J'aimerais bien savoir, moi ! M. est tout sourire de sa surprise et de l'effet que cela a sur moi. Il jubile je crois ! Un peu inquiète tout de même, je dois aller aux toilettes.
Alors M. me donne un cadeau et me dit d'aller l'ouvrir en allant aux toilettes.
Je prends ce petit paquet emballé dans un papier rose à pois jaunes et je vais l'ouvrir. A l'intérieur je découvre le guide Géo, le guide du Routard et un petit guide sur Rome.
Waouh!!!!!! Je pars donc pour Rome !!!!!!!!Waouh, M. m'offre un voyage pour Rome pour mon anniversaire !
Alors là, c'est trop génial.

Je ressors avec un sourire jusqu'aux oreilles et vient embrasser M. avec passion.
Nous allons enregistrer les bagages et hop, embarquement. C'est un petit jet Luxair d'une cinquantaine de places. J'ai un peu peur au décollage mais M. est là.

Je me détends en lisant mon livre de chevet du jour.

1h30 plus tard, nous atterrissons à Rome. Temps magnifique, 36 degrés au soleil.
Un taxi collectif nous emmène au Palace Ludovisi, hôtel situé au coeur de Rome, près de la place d'Espagne. 5ème étage, chambre 502.
Je suis heureuse.
Il fait une chaleur étouffante. Mon corps souffre quelque peu. C'est sûr, quand on passe d'un été lorrain à 13 degrés de moyenne journalière à un été romain à 30 degrés !!!!!!ça change vraiment !

Voilà, j'ai passé un magnifique anniversaire avec M., à visiter Rome. C'est une ville merveilleuse. Tout est immense, grandiose. Ils étaient vraiment fous ces romains de faire de tels constructions, bâtiments........
Colisé, Palatin, Vatican, toutes les places plus belles les unes que les autres, les ruelles.... Je raconterai ça ici avec des photos. Mais aujourd'hui je veux juste partager ce bonheur, ce voyage avec M. C'était un réel ptit bonheur de 5 jours.

Merci mon amour.

mardi 14 juillet 2009

Confiture de rhubarbe

Ce printemps, ma rhubarbe a bien poussé. C'est un très gros pied qui ne demande aucun entretien et qui est juste là pour le plaisir des papilles.

La rhubarbe est la première plante à tarte qui pousse dans le jardin. Elle semble bien belle cette année. Alors me vient l'idée de faire de la confiture. Ce ne doit pas être trop difficile. Je coupe les feuilles avec leur "côton". Finalement, les "côtons" ne sont pas bien gros. Ils sont surtout longs et fins. J'en coupe une bonne quantité.


1ère tâche : Épluchage. Je m'installe dans le jardin.




Je trouve les épluchures bien jolies. Elles sont en spirales.


2ème tâche : Coupage. Je coupe tous les "côtons" en petits cubes que je mets dans un grand faitout.

3ème tâche : J'ajoute du sucre, un peu moins que la masse de rhubarbe.





4ème tâche : Cuisson. Je me demande s'il faut couvrir ou non le faitout. Ce n'est pas écrit dans la recette. Je couvre et je laisse cuire. C'est écrit environ 30minutes. Cependant, au bout de 30 minutes, moi ça ne fige pas sur une assiette froide comme c'est écrit dans la recette. Alors je pousse la cuisson à 45 minutes mais ça ne fige toujours pas. Alors je me dis que ça doit quand même aller. Je mets la confiture dans les verrines.





5ème tâche : Refroidissement


6ème tâche : Le lendemain, la confiture n'a pas du tout prise alors je la recuis en ne mettant pas le couvercle sur le faitout. J'ai lu qu'il fallait laisser l'eau s'évaporer. Je recuis 20 minutes environ et je reverse dans les pots.


7ème tâche : Refroidissement


8ème tâche : Dégustation C'est excellent. J'adore. Et depuis, chaque matin je savoure ma fabrication ! Je suis fière de moi. C'est quand même bien meilleur que la confiture du commerce ! Mummmm, je me régale.

mercredi 8 juillet 2009

Le hérisson

"Toutes les familles heureuses se ressemblent mais les familles malheureuses le sont chacune à leur façon."

"Ce qui est important ce n'est pas de mourir (ou la façon de mourir). Ce qui est important c'est de savoir ce que l'on fait au moment de mourir. Et toi, tu étais prête à aimer."

Film magnifique.

Renée, méconnaisssable grande actrice française et géniale au sens de la racine du mot génie. Kakuro, un voisin japonais rempli de sagesse. Paloma, une fillette géniale et très présente.
Un graphisme extraodinaire, des dessins superbes.

Magique.

Une tranche de vie. Une vision de la vie tellement propre, superbe. Une très belle et très parlante leçon.

Chaque mot, chaque moment, chaque dessin sont magiques. De nombreuses idées de vie, d'envies.

Je me suis offert ce soir un cadeau merveilleux en allant seule voir ce film. Quelque chose m'a dit "vas-y"et m'a poussé à aller savourer ce spectacle de vie. J'y suis allée, c'était un appel très fort.

Merci et bravo.

mardi 7 juillet 2009

TGI

Jeudi 28 mai 2009

T G I, ça pourrait faire penser à un train à grande vitesse. ça pourrait faire penser à une entreprise de Très Grande Industrie. Non. T G I , c'est un Très Grand lieu où on attend. On attend, on attend, on attend. Quand j'y suis rentrée, un policier m'a de suite interceptée et fait passer sous un portique à métal. Boooooop. Madame, qu'avez-vous dans les poches? C'est mon portable. Posez le sur cette table et repassez. Je repasse, tout va bien. Présentez moi le contenu de votre sac. J'ouvre mon sac et il regarde. ça ne lui suffit pas, il faut que je soulève les différents objets de mon sac pour qu'il en voit le fond. Il y a un de ces bazars dans mon sac. C'est bon, je ne suis pas armée, je peux passer.

Asseyez vous et attendez.

Il y a au moins 50 personnes dans ce hall d'entrée, ça sent la sueur, les murs sont marrons foncés un peu détériorés. Il fait chaud. Je trouve une chaise libre.

Personne ne se connaît pourtant des conversations se lient de suite. Certains se plaignent. Ma voisine traîne dans cette salle depuis 10 ans. 10 ans!!!! 10 ans de rendez-vous annuels, bien précis, toujours au même endroit, toujours les mêmes demandes...(ça me fait penser à la chanson de Patrick Bruel "on s'est donné rendez-vous dans 10 ans, même lieu, même jour, même heure...)Mais comment font les gens pour s'aimer à ce point et continuer à se donner rendez-vous pendant autant d'années sans jamais concrétiser? Quel besoin vital nourrissent-ils pour à ce point être certains de se retrouver l'an prochain? Intéressante réflexion.
D'autres sont contents parce que c'est là, la fin de leur parcours. C'est aujourd'hui qu'ils gagnent!!! Gagner quoi??? Je ne sais pas. Mais ils gagnent et ils en sont heureux. Toujours cette relation gagnant/perdant si importante pour tant de gens.
D'autres ont le regard vide. Ils sont courbés, semblent porter le poids de .... Assis, les avants bras appuyés sur les cuisses. C'est lourd. Trop lourd. Vont-ils s'affaisser encore et encore?

Il fait chaud.

Je le vois. Il est là. Je n'irai pas m'asseoir à côté de lui ; pourtant une place vide de chaque côté de lui m'y invite. Mais non. Je n'en ai aucune envie. Habillé dans son sempiternel costume de couleur neutre que je trouve sombre, cravate, chemise blanche. Il n'a pas changé, il est comme je l'ai laissé 10 années plus tôt. Extérieurement du moins. Pour le reste je ne le sais pas et je ne cherche pas à le savoir. Il attend.

J'ai pris un roman parce que je sais que l'attente sera longue. Je ne réussis pas à le lire. Il y a trop de choses à observer, à regarder, à écouter, dont je veux m'imperméabiliser.
Je ne suis pas vraiment à l'aise.

Il fait chaud.

J'ai peur, un peu peur.

Il fait chaud.

RDV à 15h.

A 17h30, la greffière nous appelle.

Une salle immense. Deux femmes, là-haut, assises derrière un bureau, sur une estrade à au moins 1m au-dessus de nous.
Nous, à la barre, à la même barre. Je trouve ça comique d'ailleurs. Chacun de nous s'accroche à SON bout de barre.
La juge expose les faits.
Il prend de suite la parole avec son grand costume gris (il n'est pas gris en vérité, il est plutôt verdâtre mais là je le trouve gris!) pour annoncer qu'il ne demande pas de versement financier. Et voilà, la phrase est tombée. C'est un gentil monsieur en costume gris qui ne demande pas d'argent. Donc tout va bien.
"Vous êtes d'accord madame?"
Je me sens si mal.

Il fait chaud et ces deux femmes sont si haut. Impossible de nouer un quelconque dialogue. en plus l'une d'elle annonce qu'elle est en fin de journée, qu'elle est fatiguée.

Oui je suis d'accord cependant je vous avais envoyé un courrier pour notifier certaines réserves. Votre courrier ne nous est pas parvenu. Je montre l'accusé de réception qui le prouve. Ah bon, oh ben on le retrouvera bien. Que contenait ce courrier? 4 choses. Je n'en retrouve que 2 de mémoire, je me sens si écrasée par la chaleur, par la hauteur de cette estrade, par ce costume gris qui ne demande pas de pension!
Orthodontie accordée ! Visite chez le médecin, ben madame, bien sur qu'il va le faire! N'est-ce pas monsieur.?

Pour le reste, impossible de trouver mes mots.

Voilà, je rendrai mon jugement le 25 juin. ce n'est pas la peine que vous reveniez, vous recevrez un courrier.

Ouf c'est fini.

Il fait chaud.

Je sors de cette salle.

Il me suit.

Je sors du TGI.

Il me suit.

Il fait chaud.

"T'as 5 minutes? On peut parler?"me lance derrière moi le costume gris.

"NON!"sans me retourner

Pas un regard. Je fonce vers ma voiture. N'importe quoi, il veut que je l'écoute maintenant? N'importe quoi. Je n'ai pas eu le roit de choisir le lieu de rendez vous alors je ne lui accorde pas le droit de choisir le lieu de discussion. Na !

Ouf, c'est fini.

Plus tard...

Je mettrai 2 jours à raconter à Marc mes ressentis.

Je suis en colère contre Coralie car c'est à cause d'elle si je me suis retrouvée dans ce lieu de RDV que je n'ai pas choisi. Je lui ai exprimé ma colère 1 mois après. Nous avons bien parlé. ça nous a fait du bien à toutes les deux.

Je suis en colère contre Laurent parce que je ne me suis pas sentie respectée et il me semble qu'il a perdu toute confiance en moi. Je ne lui exprimerai pas sauf ici.

C'est fini. Il ne fait plus chaud.
Coralie est partie le 2 juillet à 18h30. Vers une nouvelle expérience de vie.
Je l'aime et je me sens aimée. Je lui souhaite de très belles expériences. J'ai grande confiance en elle et je sais qu'elle saura trouver son chemin. Je suis fière de ma fille et de moi aussi.

J'ai réussi à écrire 5 lignes à Laurent pour lui souhaiter de belles expériences avec sa fille. Je lui ai aussi écrit que j'étais très fière de moi (eh oui!), de Coralie et de lui aussi pour ce que nous nous offrions chacun comme choix de vie. Je lui ai aussi écrit : "Coralie est une fille formidable à qui sait l'apprivoiser". J'ai posté la lettre hier.

Voilà.