samedi 19 septembre 2009
Le temps passe...
La cérémonie se termine. Les clochent sonnent à tout va. Les motos vrombissent. Le tracteur attend. La foule se presse en bas des escaliers de l'église et attend.
Dans la foule, je remarque une dame. Je la connais. C'est sûr. Je suis même persuadée de bien la connaître. Je la regarde. Elle ne me voit pas. Mais qui peut-elle être? Elle semble bien attentive au jeune couple qui est là. Elle court partout. Elle connaît plein de monde. Je l'observe. Je la connais, c'est sûr.
Je ne suis pas très physionomiste et je ne réussis pas à replacer cette personne dans mes souvenirs, ni même dans un certain contexte. Je la connais, c'est sûr.
A force de voguer d'une personne à l'autre, elle se retrouve en face de moi.
"Oh, je vous reconnais, vous êtes maîtresse C.?"
"Oui, il me semble bien vous connaître."
"Mais oui, attendez mon fils est là. Attendez je l'appelle. Laurent, Laurent, viens voir qui est là."
Alors là, un magnifique jeune homme, dans un superbe costume gris perlé, s'avance vers moi avec un grand sourire.
"Ah maîtresse C. Je vous reconnais. Je suis Laurent E. De Villerupt."
"Ben écoute, je me souviens bien de ta maman mais toi je ne t'aurais pas reconnu. "
"Mais si, moi je vous reconnais bien. "
......
La cérémonie continue. Nous devons partir pour une autre salle.
J'observe cette dame et son fils. Tout de même, c'est un beau jeune homme. Il a 20 ans !!! A quel âge est-il passé dans ma classe????
Au moment de former le cortège de voitures, je vois cette dame monter dans une belle voiture toute fleurie, juste derrière le couple du jour.
Tiens, elle connaît donc bien les mariés. Serait-elle de la famille? Je me renseigne autour de moi mais dans mes connaissances, personne ne peut m'informer.
Il se met à pleuvoir. Que dis-je pleuvoir!!!! Non, il tombe des trombes d'eau, d'un seul coup. M. qui fait partie des motards qui accompagnent le cortège, se retrouve trempé jusqu'aux os. Après l'apéritif, il me dit qu'il rentre se changer, il a très froid.
Je l'accompagne car je veux vraiment savoir qui est ce jeune homme et de quand date notre première rencontre.
En arrivant à la maison, je sors de suite mon cahier de photos de classe que je tiens à jour chaque année et je retrouve en effet le PETIT Laurent que j'ai eu comme élève alors qu'il avait .....4 ans!!!!!! Mais oui, ça y est je me souviens bien de lui.
Je m'étonne alors qu'il se souvienne aussi bien de moi.
La soirée continue avec le repas et Laurent est toujours là avec sa mère. Je comprendrai bien plus tard que Laurent est le frère de la mariée et donc cette dame est la mère de la mariée.
J'ai un peu discuté avec elle et elle m'a remémoré des souvenirs, des anecdotes de cette année-là, notamment avec la psy scolaire, avec l'ambiance de l'école... Je ne me souvenais pas de tout ça dans ma mémoire immédiate mais elle oui. C'était en 1993/1994. Ma 2ème année d'enseignement. Ses mots ont alimenté ma mémoire et oui, je me suis souvenue de ces années.
Eh bien ça m'a fait bien plaisir de revoir ces personnes. Et surtout, quelque part, j'ai été très fière de voir comment ce petit bonhomme s'est transformé en aussi beau garçon !!!!!!!!!! Et un peu aussi contente qu'il se souvienne de moi !
Le lendemain, nous sommes invités à un anniversaire. Tout se passe dans une salle. Il y a des jeunes, des moins jeunes.
Parmi eux, un nouveau beau jeune homme, vraiment très classe, dans un pantalon noir, haut noir, physiquement très classe. Une petite boucle d'oreille discrète. Vraiment un très beau jeune homme. Riche de mon expérience du samedi, je me dis que je connais ce jeune homme. C'est sûr, ce doit être aussi un ancien élève. Il me dit quelque chose. Je me renseigne sur lui auprès de l'organisatrice de l'anniversaire. Elle m'annonce que c'est Mehdi M. Mais oui, lui aussi je l'ai eu dans ma classe. D'ailleurs il était dans la même classe que Laurent.
L'hôtesse le hèle et il s'approche. Il s'approche avec un grand sourire. Il réfléchit un instant. Puis il me dit :
"Mais oui, je me souviens, vous aviez une coupe au carré et frisée. Mais oui, je me souviens."
"Eh oui, Mehdi. Je me souviens bien de toi. Tu as vraiment beaucoup changé mais tu as gardé tes yeux. "
Nous discutons un court instant. Il a 20 ans, il en avait 4 quand nous nous sommes rencontrés.
Encore un fois je me questionne quand à la précision des souvenirs de ces "gamins"!!!!!!
Mais encore une fois, une certaine fierté m'envahit quand je le regarde et que je vois devant moi un jeune homme vraiment très beau, très poli, très classe, vraiment très classe. Je suis contente.
En rentrant à la maison, j'ai voulu aller voir si l'image que j'avais de Mehdi à 4ans était bien exacte. Mais il était absent le jour de la photo. C'est écrit sur mon cahier. Alors je fais confiance à ma mémoire pour me dire que, vraiment, il a bien changé!
Bon c'est vrai que ça m'a mis un petit coup de vieux. Une génération est passée. Mais ce fut deux réels ptits bonheurs de re-rencontrer ces deux personnes.
mardi 4 août 2009
Ma tarte préférée


dimanche 2 août 2009
Un ptit bout de mon jardin
Tiens, j'ai envie de faire un zoom sur mon jardin d'aujourd'hui.
Nous avons également libérer un petit coin de potager. Quelques radis.
Ils sont un peu forts mais c'est tellement bon de manger ce que j'ai semé !Les pruniers du verger sont bien chargés cette année et les prunes commencent à être bonnes selon leur variété. Celles-ci sont grosses et ressemblent à des reines Claude, en violet ! Elles sont bien sucrées.
Un autre prunier nous offre de belles prunes violettes également, plus petites. Elles tombent et font le bonheur des guêpes, abeilles et autres insectes. Je ferai une tarte cet après midi. 
Un mirabellier, dans un autre coin du verger nous tend ses fruits encore verts. il faut attendre fin août pour les déguster. 
Un vieux pommier n'offre plus de pommes. Il a quelques maigres feuilles toutes tâchées et semble mourir de vieillesse. Il a une jolie forme courbée.
Plus loin de vieux poiriers nous offrent de petites poires toutes tâchées. Elle ne sont pas encore mûres, cependant quelques unes tombent déjà et font le bonheur de Dum qui adore les poires. Il les déguste méticuleusement avec ses dents de devant. Vivement l'automne car je les aime beaucoup ces poires. Quand je rentre du travail le soir, je vais en cueillir et je me régale. 
Dans un autre coin du jardin, laissé à l'abandon pour les hérissons et les oiseaux, il y a de vieux groseilliers que je taille très ras chaque année donc ils ne donnent plus rien. Puis ils se font envahir par les orties, le liseron, les mousses et quelques ronces. C'est bazar ce coin, avec son charme. J'y ai découvert des mûres qui feront une bonne tarte dans quelques semaines. Je me régale par avance. C'est ma tarte préférée. 
Ah j'oubliais les noisettes ! Là-bas, tout au fond, près de la clôture. Le noisetier est bien chargé. J'ai essayé d'en croquer une, l'amande est bien formée mais pas encore assez grosse. Je me suis régalée tout de même. Les noisettes fraîches sont un délice. Il faut veiller, sinon les perces oreilles se régaleront avant moi !
Dans mon jardin, malgré la pluie, les températures vraiment pas très hautes, il reste quelques fleurs. Les roses s'essaient à rester belles, les gouttes de pluie tentent chaque jour de les décourager. Elles résistent. Les roses fuschia et les roses oranges que nous avons plantées l'an dernier nous offrent un très beau spectacle.

Le long de l'allée, il y a 3 ou 4 ans, Coralie s'était préparée un bout de jardin. Quelques plantes poussaient. Elle a abandonné la partie. Cette année, j'ai repris ce petit bout et y ai lancé quelques graines de fleurs trouvées au fond d'un tiroir. Ma foi, le résultat est bien joli. 
Sous le marronnier poussent depuis plusieurs années déjà, de belles fleurs rouges. Elles se préparent longuement dès les premiers jours de printemps, vers mars, les feuilles sortent de terre et forment un bouquet de longues feuilles vert foncé. Et ce n'est que vers fin juillet que les fleurs apparaissent sans prévenir. Je ne connais pas ces fleurs. Elles sont bien jolies et d'un beau rouge.
J'ai oublié de prendre des photos des marrons et le marronnier. Il est tellement majestueux et superbe cet arbre qu'il mérite bien un article à lui tout seul! J'y veillerai.
lundi 27 juillet 2009
Un anniversaire gargantuesque
Réveil à 7h00, jeudi 23 juillet au matin. Départ vers 8h00.
Il ne fait pas beau. Je bougonne, je ne sais même pas où je vais !!!!!!!!!
M.prend l'autoroute en direction du Luxembourg. Tiens, nous arrivons à l'aéroport. Ah bon, on prend l'avion.
Je ne suis pas très fière, pas très à l'aise de ne pas savoir. Pourtant je fais celle qui reste digne, neutre. Mais ça bouillonne à l'intérieur. J'aimerais bien savoir, moi ! M. est tout sourire de sa surprise et de l'effet que cela a sur moi. Il jubile je crois ! Un peu inquiète tout de même, je dois aller aux toilettes.
Alors M. me donne un cadeau et me dit d'aller l'ouvrir en allant aux toilettes.
Je prends ce petit paquet emballé dans un papier rose à pois jaunes et je vais l'ouvrir. A l'intérieur je découvre le guide Géo, le guide du Routard et un petit guide sur Rome.
Waouh!!!!!! Je pars donc pour Rome !!!!!!!!Waouh, M. m'offre un voyage pour Rome pour mon anniversaire !
Alors là, c'est trop génial.
Je ressors avec un sourire jusqu'aux oreilles et vient embrasser M. avec passion.
Nous allons enregistrer les bagages et hop, embarquement. C'est un petit jet Luxair d'une cinquantaine de places. J'ai un peu peur au décollage mais M. est là.
Je me détends en lisant mon livre de chevet du jour.
1h30 plus tard, nous atterrissons à Rome. Temps magnifique, 36 degrés au soleil.
Un taxi collectif nous emmène au Palace Ludovisi, hôtel situé au coeur de Rome, près de la place d'Espagne. 5ème étage, chambre 502.
Je suis heureuse.
Il fait une chaleur étouffante. Mon corps souffre quelque peu. C'est sûr, quand on passe d'un été lorrain à 13 degrés de moyenne journalière à un été romain à 30 degrés !!!!!!ça change vraiment !
Voilà, j'ai passé un magnifique anniversaire avec M., à visiter Rome. C'est une ville merveilleuse. Tout est immense, grandiose. Ils étaient vraiment fous ces romains de faire de tels constructions, bâtiments........
Colisé, Palatin, Vatican, toutes les places plus belles les unes que les autres, les ruelles.... Je raconterai ça ici avec des photos. Mais aujourd'hui je veux juste partager ce bonheur, ce voyage avec M. C'était un réel ptit bonheur de 5 jours.
Merci mon amour.
mardi 14 juillet 2009
Confiture de rhubarbe
1ère tâche : Épluchage. Je m'installe dans le jardin.
Je trouve les épluchures bien jolies. Elles sont en spirales.
2ème tâche : Coupage. Je coupe tous les "côtons" en petits cubes que je mets dans un grand faitout.
3ème tâche : J'ajoute du sucre, un peu moins que la masse de rhubarbe.
4ème tâche : Cuisson. Je me demande s'il faut couvrir ou non le faitout. Ce n'est pas écrit dans la recette. Je couvre et je laisse cuire. C'est écrit environ 30minutes. Cependant, au bout de 30 minutes, moi ça ne fige pas sur une assiette froide comme c'est écrit dans la recette. Alors je pousse la cuisson à 45 minutes mais ça ne fige toujours pas. Alors je me dis que ça doit quand même aller. Je mets la confiture dans les verrines.
5ème tâche : Refroidissement
6ème tâche : Le lendemain, la confiture n'a pas du tout prise alors je la recuis en ne mettant pas le couvercle sur le faitout. J'ai lu qu'il fallait laisser l'eau s'évaporer. Je recuis 20 minutes environ et je reverse dans les pots.
7ème tâche : Refroidissement
8ème tâche : Dégustation C'est excellent. J'adore. Et depuis, chaque matin je savoure ma fabrication ! Je suis fière de moi. C'est quand même bien meilleur que la confiture du commerce ! Mummmm, je me régale.
mercredi 8 juillet 2009
Le hérisson
"Ce qui est important ce n'est pas de mourir (ou la façon de mourir). Ce qui est important c'est de savoir ce que l'on fait au moment de mourir. Et toi, tu étais prête à aimer."
Film magnifique.
Renée, méconnaisssable grande actrice française et géniale au sens de la racine du mot génie. Kakuro, un voisin japonais rempli de sagesse. Paloma, une fillette géniale et très présente.
Un graphisme extraodinaire, des dessins superbes.
Magique.
Une tranche de vie. Une vision de la vie tellement propre, superbe. Une très belle et très parlante leçon.
Chaque mot, chaque moment, chaque dessin sont magiques. De nombreuses idées de vie, d'envies.
Je me suis offert ce soir un cadeau merveilleux en allant seule voir ce film. Quelque chose m'a dit "vas-y"et m'a poussé à aller savourer ce spectacle de vie. J'y suis allée, c'était un appel très fort.
Merci et bravo.
mardi 7 juillet 2009
TGI
T G I, ça pourrait faire penser à un train à grande vitesse. ça pourrait faire penser à une entreprise de Très Grande Industrie. Non. T G I , c'est un Très Grand lieu où on attend. On attend, on attend, on attend. Quand j'y suis rentrée, un policier m'a de suite interceptée et fait passer sous un portique à métal. Boooooop. Madame, qu'avez-vous dans les poches? C'est mon portable. Posez le sur cette table et repassez. Je repasse, tout va bien. Présentez moi le contenu de votre sac. J'ouvre mon sac et il regarde. ça ne lui suffit pas, il faut que je soulève les différents objets de mon sac pour qu'il en voit le fond. Il y a un de ces bazars dans mon sac. C'est bon, je ne suis pas armée, je peux passer.
Asseyez vous et attendez.
Il y a au moins 50 personnes dans ce hall d'entrée, ça sent la sueur, les murs sont marrons foncés un peu détériorés. Il fait chaud. Je trouve une chaise libre.
Personne ne se connaît pourtant des conversations se lient de suite. Certains se plaignent. Ma voisine traîne dans cette salle depuis 10 ans. 10 ans!!!! 10 ans de rendez-vous annuels, bien précis, toujours au même endroit, toujours les mêmes demandes...(ça me fait penser à la chanson de Patrick Bruel "on s'est donné rendez-vous dans 10 ans, même lieu, même jour, même heure...)Mais comment font les gens pour s'aimer à ce point et continuer à se donner rendez-vous pendant autant d'années sans jamais concrétiser? Quel besoin vital nourrissent-ils pour à ce point être certains de se retrouver l'an prochain? Intéressante réflexion.
D'autres sont contents parce que c'est là, la fin de leur parcours. C'est aujourd'hui qu'ils gagnent!!! Gagner quoi??? Je ne sais pas. Mais ils gagnent et ils en sont heureux. Toujours cette relation gagnant/perdant si importante pour tant de gens.
D'autres ont le regard vide. Ils sont courbés, semblent porter le poids de .... Assis, les avants bras appuyés sur les cuisses. C'est lourd. Trop lourd. Vont-ils s'affaisser encore et encore?
Il fait chaud.
Je le vois. Il est là. Je n'irai pas m'asseoir à côté de lui ; pourtant une place vide de chaque côté de lui m'y invite. Mais non. Je n'en ai aucune envie. Habillé dans son sempiternel costume de couleur neutre que je trouve sombre, cravate, chemise blanche. Il n'a pas changé, il est comme je l'ai laissé 10 années plus tôt. Extérieurement du moins. Pour le reste je ne le sais pas et je ne cherche pas à le savoir. Il attend.
J'ai pris un roman parce que je sais que l'attente sera longue. Je ne réussis pas à le lire. Il y a trop de choses à observer, à regarder, à écouter, dont je veux m'imperméabiliser.
Je ne suis pas vraiment à l'aise.
Il fait chaud.
J'ai peur, un peu peur.
Il fait chaud.
RDV à 15h.
A 17h30, la greffière nous appelle.
Une salle immense. Deux femmes, là-haut, assises derrière un bureau, sur une estrade à au moins 1m au-dessus de nous.
Nous, à la barre, à la même barre. Je trouve ça comique d'ailleurs. Chacun de nous s'accroche à SON bout de barre.
La juge expose les faits.
Il prend de suite la parole avec son grand costume gris (il n'est pas gris en vérité, il est plutôt verdâtre mais là je le trouve gris!) pour annoncer qu'il ne demande pas de versement financier. Et voilà, la phrase est tombée. C'est un gentil monsieur en costume gris qui ne demande pas d'argent. Donc tout va bien.
"Vous êtes d'accord madame?"
Je me sens si mal.
Il fait chaud et ces deux femmes sont si haut. Impossible de nouer un quelconque dialogue. en plus l'une d'elle annonce qu'elle est en fin de journée, qu'elle est fatiguée.
Oui je suis d'accord cependant je vous avais envoyé un courrier pour notifier certaines réserves. Votre courrier ne nous est pas parvenu. Je montre l'accusé de réception qui le prouve. Ah bon, oh ben on le retrouvera bien. Que contenait ce courrier? 4 choses. Je n'en retrouve que 2 de mémoire, je me sens si écrasée par la chaleur, par la hauteur de cette estrade, par ce costume gris qui ne demande pas de pension!
Orthodontie accordée ! Visite chez le médecin, ben madame, bien sur qu'il va le faire! N'est-ce pas monsieur.?
Pour le reste, impossible de trouver mes mots.
Voilà, je rendrai mon jugement le 25 juin. ce n'est pas la peine que vous reveniez, vous recevrez un courrier.
Ouf c'est fini.
Il fait chaud.
Je sors de cette salle.
Il me suit.
Je sors du TGI.
Il me suit.
Il fait chaud.
"T'as 5 minutes? On peut parler?"me lance derrière moi le costume gris.
"NON!"sans me retourner
Pas un regard. Je fonce vers ma voiture. N'importe quoi, il veut que je l'écoute maintenant? N'importe quoi. Je n'ai pas eu le roit de choisir le lieu de rendez vous alors je ne lui accorde pas le droit de choisir le lieu de discussion. Na !
Ouf, c'est fini.
Plus tard...
Je mettrai 2 jours à raconter à Marc mes ressentis.
Je suis en colère contre Coralie car c'est à cause d'elle si je me suis retrouvée dans ce lieu de RDV que je n'ai pas choisi. Je lui ai exprimé ma colère 1 mois après. Nous avons bien parlé. ça nous a fait du bien à toutes les deux.
Je suis en colère contre Laurent parce que je ne me suis pas sentie respectée et il me semble qu'il a perdu toute confiance en moi. Je ne lui exprimerai pas sauf ici.
C'est fini. Il ne fait plus chaud.
Coralie est partie le 2 juillet à 18h30. Vers une nouvelle expérience de vie.
Je l'aime et je me sens aimée. Je lui souhaite de très belles expériences. J'ai grande confiance en elle et je sais qu'elle saura trouver son chemin. Je suis fière de ma fille et de moi aussi.
J'ai réussi à écrire 5 lignes à Laurent pour lui souhaiter de belles expériences avec sa fille. Je lui ai aussi écrit que j'étais très fière de moi (eh oui!), de Coralie et de lui aussi pour ce que nous nous offrions chacun comme choix de vie. Je lui ai aussi écrit : "Coralie est une fille formidable à qui sait l'apprivoiser". J'ai posté la lettre hier.
Voilà.
mercredi 20 mai 2009
Mon chemin
Je vois ma vie comme un chemin. Je pense que je ne suis pas maître de tout ce qui m'arrive. La vie m'offre des expériences à vivre que j'accepte plus ou moins facilement, de plus en plus facilement.
Voici ce que j'ai écrit ce matin. Et j'aime bien mes écrits. J'ai réussi à transcrire réellement ce que j'ai en moi. Un copier-coller sera donc l'idéal.
"Devant moi, je vois un chemin avec des carrefours. Toujours un chemin qui va de l'avant, pas de demi-tour, c'est bizarre, non? Je vois un chemin parce que j'ai envie d'avancer dans ma vie. Si je ne voyais plus ce chemin, c'est que je serais arrivée. Où? Dans un magnifique lieu, calme, serein, coloré, au milieu de nature verdoyante, entourée de chants d'oiseaux et de bruissements d'herbes folles, avec une vue infinie sur le lointain fait de montagnes, de vallées, de champs, de ciel bleu et de légers nuages blancs, le vent frais amenant ses odeurs de fleurs, d'arbres et d'animaux. J'y serais assise sur un banc de pierre, adossée à une petite maison en pierre avec une chaleur douce tout en moi. Je pourrais même y savourer une raie de chocolat au lait que je m'appliquerais à faire fondre entre la langue et le palais avant de l'avaler. Rien d'extraordinaire. Mon chemin me mène vers ce lieu et je vis au rythme de ce que la vie m'offre, positif ou négatif, difficile ou léger, agréable ou puant. L'idée pour moi, est de regarder mon chemin en pensant que demain est un autre jour, que le soleil va se lever et qu'un autre jour va s'offrir à moi. Sans chemin, je pense que je ne réussirais pas à vivre."
Il n'y a pas si longtemps que ça, je me sentais bloquée à l'intersection des pattes d'un Y à chercher à choisir la branche droite ou la branche gauche. Je ne réussissais pas à choisir. C'était devenue une quasi obsession parce que l'image de ce Y apparaissait très souvent en moi, souvent quand je rencontrais un obstacle qui me paraissait insurmontable. Certains jours, j'écrivais sur mon journal que j'avais enfin choisi la droite, quelques jours plus tard je revenais sur mes dires et annonçais que j'avais enfin choisi la gauche. Trop difficile de rester sur le chemin de droite. Longtemps je pense j'ai fait quelques pas à droite puis je m'empressais de revenir à la fourche du Y et je repartais à gauche pour faire quelques pas et je revenais à la fourche et je repartais à droite.... Je pense que j'ai longtemps "joué ou dansé" ainsi : trois pas en avant à gauche, trois pas en arrière, trois pas en avant à droite, trois pas en arrière....
Je crois sincèrement aujourd'hui que je ne vois plus ce Y et j'avance. Je suis sur un chemin qui ne ressemble plus du tout à ce Y. Mon chemin est un sentier sinueux qui tourne parfois à droite , parfois à gauche et il va toujours de l'avant. Il y a des carrefours qui souvent m'apportent une rencontre, une richesse, une douleur, une tristesse... Je vois ces chemins comme des apports de nouvelles expériences qui viennent se greffer sur mon chemin qui continue vers ma petite maison en pierre. En écrivant ceci, je pense vraiment que j'ai trouvé mon chemin, ma vie.
J'aime mes mots de ce matin.
mercredi 15 avril 2009
Cardère des villes

Adoptez une Cardère des villes
En 1989, il ne restait plus qu'un vieux sac de graines de Cardère, oublié dans le tiroir d'un négociant de Tarascon. La Hulotte l'a tiré de là. Elle a récupéré ce trésor et elle l'a semé. La plupart des graines avaient perdu leur pouvoir germinatif mais certaines ont germé. La Hulotte a alors diffusé ces graines à tous ces lecteurs volontaires pour cultiver chez eux, dans leur cour, dans leur jardin... cette petite miraculée. Plus de 12000 lots sont ainsi sortis de terre en quelques années...."
Vous aussi, vous pouvez adopter chez vous une belle Cardère. Simplement en envoyant une enveloppe timbrée à votre adresse + un timbre supplémentaire de 0,56 € pour participation aux frais. Par retour vous recevrez un sachet de graines de la Cardère des villes, accompagné de tous les conseils utiles pour r
éussir à votre tour la culture passionnante de cette fleur amoureuse des papillons et des chardonnerets, aussi belle en hiver qu'en été et pas envahissante pour un sou. Continuons cette chaîne de la Cardère et faisons revivre cette jolie plante dans nos jardins, aux 4 coins de l'hexagone et plus loin encore.Pour obtenir vos graines :
La Hulotte
8 rue de l'Église
08240 Boult aux Bois
N'oubliez pas de diffuser vos premières graines autour de vous quand vous les récolterez.
Premier...
Première tonte.... quel plaisir, que d'odeurs et quelle joie de voir son jardin tout net.
Première feuille.... quelle beauté.
Première lessive séchée dehors... quelle odeur de porter ensuite ces vêtements.
Première sieste au fond du jardin....quelle douce chaleur envahie tout mon corps.
Premières fleurs qui annoncent l'éclosion de toutes les couleurs de la nature.
Premier apéro pris sous le marronnier....quel bonheur.
Premier repas de midi, entre amis, sous le marronnier...quel ptit bonheur.
Tous mes sens en éveil sont comblés par le retour du printemps. Mon voisin plus pessimiste me lance un "Attention, les saintes glaces ne sont pas passées." Moi, je suis vite partie acheter des bottes d'oeillets que je me ferai grand plaisir de replanter cet après-midi. Et aussi deux grands pieds de lupins. L'an dernier, le pied que j'avais mis n'a pas repris. J'aime bien les lupins. Le jardin de ma grand-mère en était envahi.
Voilà ! Premier des premiers qui se renouvellent chaque année. Les grues ne s'étaient pas trompées. Les grands froids sont bien terminés.
mardi 14 avril 2009
Balade
Nous partons nous balader à la fraîche. Cette expression prend tout son sens ce matin.
Mon chien court devant comme à son habitude. Nous passons devant le cimetière, traversons les champs et arrivons dans le bois, le bois de M. Il se plaît en effet à dire que c'est SON bois tant il apprécie et se plaît ici.
C'est magnifique.
La luminosité matinale est exceptionnelle. Sous les arbres, la brume est un peu là et semble flotter entre deux airs.
Les sols sont couverts d'anémones blanches parsemées au milieu de leur feuillage vert foncé. Quelques coucous jaunes rehaussent ce ton. De jolies violettes naissent sur les talus.
Et surtout les feuilles des arbres naissent à la lumière dans un vert si tendre, vert propre à cette période de printemps que nulle autre saison ne verra. Ce vert si clair, si jaune n'est là que pour quelques jours. Les feuilles sortent à peine de leur bourgeon.
Certaines sont encore recouvertes du fin et doux duvet qui les protégeaient dans le bourgeon. D'autres pointent déjà leurs formes vers la lumière.
C'est alors que l'air de la chanson de mon enfance apparaît : "Orme charme ou tremble, nul arbre ne tremble, au loin le bois semble, un géant qui dort...."Et son air me hante et me fait chanter de ptit bonheur.
Les dernières feuilles mortes de l'automne jonchent encore le sol. Il est plaisant de traîner les pieds dedans.
Les oiseaux sont forts présents par leur chant. M. s'amuse un instant à répondre à l'un d'entre eux. L'échange est lancé. M. sifflote en essayant d'imiter l'oiseau. Celui-ci lui répond. C'est amusant. M. essaye d'espacer les sifflets et l'oiseau semble attendre avant de répondre. M. essaye alors de varier le nombre de sifflets mais rien n'y fait, l'oiseau répond par deux ou trois "pit pit pit". La communication dure quelques minutes et nous passons notre chemin. Nous ne verrons pas notre interlocuteur. Il est bien caché tout là-haut dans les branchages.
Soudain, un bruit d'aile attire notre regard vers la cîme. Une buse pourchasse un corbeau en faisant de grands cercles au-dessus des arbres. Quelle agressivité !
Les arbres sont magnifiques.
Il parait que l'on peut entendre la sève monter dans les arbres au printemps. Je pose mon oreille contre un très gros tronc et tend au maximum de mes possibilités mon ouïe mais je n'entends rien. Mon chien ne me laisse pas non plus dans le silence. Il est sans doute intrigué par ma position et vient lui aussi renifler l'arbre, ce qui ne se fait pas sans bruit!
Ptit bonheur du matin et du printemps, de se balader ainsi avec mon amour. Détente, découverte, bonheur.
samedi 28 mars 2009
Petits pas
mercredi 25 mars 2009
Réconfort
Alors que tous les enfants sont partis, je papote comme à mon habitude, chaque fin de journée, avec les autres personnes de l'école. Moment de décompression, moment d'échange, moment de questionnement, moment juste d'existence d'une certaine vie dans l'établissement sans ses habitants privilégiés.
Je prends mon temps, je papote encore et encore. Je ris, j'écoute, je suis bien.
Je reviens enfin vers ma classe.
Elle est là. Debout, dans le vestiaire, juste derrière la porte d'entrée. Depuis quand est-elle là? Je ne sais pas. Personne ne l'a entendue arriver. Elle me sourit. Je lui offre mon sourire. Elle est gènée et bredouille un "C'est aujourd'hui que je devais venir? Je ne sais plus ce qu'on avait dit. Je ne veux pas vous déranger. " Et moi de lui répondre" Mais oui, venez, entrez. Je vous attendais, jene savais plus non plus ce que nous avions dit mais j'ai le temps, entrez. " Sa grande fille que je ne connais pas l'accompagne. Je l'accueille aussi, ne comprenant pas sa présence mais ma foi, pourquoi pas. Finalement, cette gande fille de 9ans a juste accompagné sa maman et repart attendre chez sa mamie, à la demande de la maman.
Je demande aux ATSEM si je peux occuper ma classe un instant car je pense que ma classe est plus adéquate que mon grand bureau de directrice (c'est comme ça que mes élèves l'appellent!). Elle est plus chaude et on est là pour parler de son fils, donc d'un élève, pas d'un souci administratif!.
Je l'invite à s'asseoir sur une misnucule chaise en bois, aux montants métalliques rouges. Je m'assieds en face d'elle, sur une même chaise. Entre nous deux, deux petites tables, sur lesquelles nous pouvons poser tous nos avants bras. Non, ce n'est pas inconfortable. J'ai déjà remarqué que les adultes que je reçois se sentent bien dans cette position. Peut-être réussissent-ils ainsi à voir l'école comme leurs enfants la voient.
En tous les cas, aujourd'hui, pour elle, c'est important de se sentir là. Je le ressens ainsi. Je la sens bien installée.
Je vous ai fait venir pour faire un petit bilan à propos des moments de soutien avec D. Il fait vraiment beaucoup de progrès. Il adore venir en soutien. Il aime venir à l'école. C'est super. Je vous sens cependant inquiète par rapport à ses progrès.
Il est en retard, n'est-ce pas? Je vois bien qu'il n'est pas aussi avancé que les autres.
C'est vrai, vous avez raison. Il n'est pas au même niveau dans ses aprentissages que certains de ses camarades. Moi, je ne suis cependant pas inquiète. Il apprend des tas de choses. Cette semaine, nous avons travaillé le nom des lettres et leur sonnerie, il les retient quasiment toutes. C'est génial.
Oh oui, je sais, je joue un peu avec lui avec les lettres. Il les connait bien.
Ce qu'il ne réussit pas encore à faire c'est entendre les sons dans les mots. (Et là, je lui donne des exemples qui la font rire mais je ne vais pas trop loin parce qu'elle s'inquiète beaucoup. C'est affolant et incompréhensible pour un adulte de pouvoir entendre que son propre enfant quand on lui demande de trouver un mot qui commence par le son SSSSSSSS, il réfléchit longuement et annonce fièrement : ssssssssssssssspomme de terre. Oui ça fait rire et j'ai ri avec D ce jour-là mais ça inquiète fortement la maman. Alors je tente de lui expliquer la longue maturité d'un cerveau d'enfant. Que la lecture, que l'écoute des sons, ça va venir mais que D n'est pas prêt et qu'un bourrage de crâne est inutile et serait néfaste. Il faut de la patience, beaucoup de patience. Je lui répète plusieurs fois que je ne suis pas inquiète du tout. Je suis au contraire très confiante et ça va venir. Il faut faire confiance à D. A force de parole, de mots, elle m'entend et m'offre sa confiance.
Si vous le dites, vous avez sans doute raison . Vous êtes sûre de vous. Je vous fais confiance.
Merci. D va réussir, il va vous étonner. Offrez lui du temps.
Je vais vous parler d'autres choses aussi. C'est aussi pour cela que je souhaitais vous rencontrer.
Oh mon dieu, je le savais. (Et de suite elle se met à retenir des larmes qui n'en peuvent plus d'être retenues. Je vais lui chercher une belle grosse boite de mouchoirs et lui offre de bon coeur. Ses larmes coulent coulent coulent. Son beau maquillage qu'elle tente de sauver à chaque passage de mouchoir aussi. J'attends. Je la laisse pleurer, elle en a besoin. )
Je ne suis pas là ni pour juger, ni pour enquêter, ni pour vous interroger. Je veux juste vous dire que je pense qu'il se passe quelque chose dans la vie de D, en dehors de l'école je pense. D a changé de comportement ces derniers temps.
Comment, quoi? Que se passe-t-il? comment est-il? Qu'est-ce que vous avez vu?
Rien de bien spécial. Mais D est inquiet. Il a besoin de câlins. Il me cherche souvent. Il est fatigué l'après midi.
Tout ça. Mais il n'a rien fait, il ne fait pas de bêtises?
Non. (Les larmes se sont arrêtées, restent cependant très proches). Je ne veux pas savoir ce qu'il se passe. Sachez seulement que si vous le souhaitez, vous pouvez en parler. ça pourrait m'aider à mieux aider D. Vous n'êtes pas obligée.
(Les larmes reviennent de plus belles)
Oh mon dieu. D , je pensais que lui au moins il ne vivait pas les choses. Oh mon dieu, non pas D. Ma fille sait les choses, mais pas D. On ne lui dit rien parce que je pensais qu'il s'en fichait, qu'il ne voyait rien. Il est petit. Et lui, je pensais qu'il continuait sa vie d'enfant. Et là , vous me dites que.....Oh mon dieu, non, pas D. Oh non. Il est touché aussi. Oh non, mais qu'est-ce qu'on va faire?
Oui D est petit mais il ressent les choses. Je pense qu'un enfant ressent les choses bien plus qu'un adulte. Ici, dans ce cas, il n' a pas de mots pour dire ce qu'il ressent mais c'est sa façon d'être qui nous informe qu'il sait qu'il se passe quelque chose. Mais il ne sait pas quoi. Il ne sait pas vraiment ce qu'il se passe.
Mon petit D. Oh non.
(Et là la maman me raconte ce qu'elle vit. Un moment de famille pas facile avec un mari malade qui vit actuellement une dépression. Elle se confie alors un peu. Elle pleure beaucoup. Avec mes outils, je l'écoute, je réponds, je reformule et j'utilise une belle formule que j'ai découverte sur un blog génial : "Et alors?" Eh ben, c'est une belle formule qui a fait son effet. Cette dame pense que son mari profite trop du système avec ses congés maladies à répétition. Et alors? J'ai bien aimé l'effet obtenu à plusieurs reprises. Merci Christian. )
Je pense qu'il faudrait parler à D. Il sait qu'il se passe quelque chose mais on ne lui offre pas de mots pour l'apaiser. Jeudi dernier il m'a dit que sa maman était triste parce qu'il faisait trop de bêtises en ce moment et qu'il n'était pas sage du tout à la maison.
Oh mon dieu, il a dit ça. Mais c'est pas vrai. Il ne fait pas de bêtises. Moi qui pensais que jsutement il était "normal". Il ne fait pas plus de bêtises que d'habitude. Il est même très sage. Oh mon dieu, pourquoi il dit ça. Mon pauvre petit. ( et les larmes de couler à nouveau très fort)
Il n'a pas de mots pour expliquer ce qu'il se passe. Il pense sans doute qu'il est fautif. Vous pouvez ssayer de lui parler, de lui offrir des mots.
Oh oui, je vais lui parler. Le pauvre.
Ce serait bien que vous parliez aussi à votre fille.
Oh mais elle, elle est plus grande, elle voit bien, elle comprend.
Je pense que ça pourrait ausi lui faire du bien. Et peut-être que ce serait bien si c'était vous et votre mari qui leur parliez. Vous pouvez organiser une petite réunion de famille. Vous pensez que votre mari poura le faire?
Oh oui, bien sûr. Quand il est à la maison, tout va bien. Il fera tout pour ses enfants.
Nous avons ainsi discuté une heure. Parsemé de larmes, de "Oh mon dieu" j'ai usé de mon écoute, de mes outils, de mon expérience aussi je pense. Je lui ai proposé de se faire aider elle-aussi, son mari est déjà aidé par quelqu'un.
Puis le temps est venu de la laisser prendre en main tout cela. Je lui ai proposé de revenir quand elle voulait, même avec son mari si il voulait venir voir D à l'école.
Merci beaucoup; ça m'a beaucoup aidé de vous parler, ça m'a fait du bien. Allez tiens j'ai envie de vous embrasser. Je peux?
Sans me laisser le temps de répondre mais ma position était déjà dans l'accueil elle m'a serré contre elle et m'a embrassée la joue gauche en me disant merci encore. Je l'ai raccompagnée.
Ce sont des moments importants pour moi parce que je me sens bien. Dans ces moments là, je me sens à ma place. J'ai aidé cette personne à ouvrir des portes tout en restant dans mon travail auprès des enfants. Je pense que D ira mieux et je pense que ses parents vont essayer de communiquer mieux, autrement. Je fais confiance à la maman. En plus, elle sait qu'elle va y arriver. Elle me l'a dit. On va yarriver, on va s'en sortir m'a-t-elle dit à plusieurs reprises.
Dans ces instants, j'oublie l'ingratitude de mon métier. Et je me sens à nouveau fière d'être là. Merci à cette maman de ce partage. Je lui dirai de vive voix, plus tard.
Le printemps est-il vraiment là?
Ce matin, 5h30, je ne réussis plus à dormir. Je décide de me lever. Mon chien a envie de sortir. Je plonge dans mon peignoir et je vais avec lui dehors. Tiens, si j'allais faire un tour dans mon jardin pour voir le jour poindre. En ouvrant ma porte d'entrée, je trouve la nature bien claire, il n'est pourtant pas encore l'heure du lever du jour. J'ouvre en grand et j'aperçois ma table de jardin toute blanche, l'herbe toute blanche. Oh lalalala il a neigé. Tout est blanc ! Bouh, ça me refroidit d'un coup, je laisse Mon chien sortir seul et je retourne préparer mon déjeuner et me plonge dans la suite de mon roman dont je voudrais vraiment connaitre le dénouement final ! Mon chien revient quelques instants après, trempé !
Depuis il neige, neige neige. C'est une vraie tempête. A 7h00, je vais réveiller ma fille avec plaisir comme presque chaque mercredi. J'ouvre ses volets en lui disant : "regarde !". "Oh lalala, génial ! Le bus passera peut-être pas!" me répond-elle en parlant du bus scolaire bien sûr !
Le bus est passé !
Bonne journée.
dimanche 8 mars 2009
Prescription
En quelques mots, la prescription c'est :
"Au bout d'un certain temps, quand la société n'a pas dénoncé pénalement un fait, eh bien la loi française pense que la société a droit à un apaisement. "
Voilà l'explication que l'on m'a donné.
OK. Alors laissons la société s'apaiser et terminer sa vie, assis dans un canapé tranquillement, à ne se soucier de rien d'autre que de l'apaisement de SA vie.
mercredi 25 février 2009
Ouiiiiiiiiiiiii
Soudain, j'entends au loin des cris d'oiseaux. Pas possible, les oies, les oies,les oies.....Je les vois au loin. Elles sont juste dans l'axe du soleil alors je ne les vois pas bien mais je les entends. Quel vacarme! Est-ce que ce sont des oies ou des grues???Vite, vite vite, je vais chercher mes jumelles.
Le temps de ressortir et elles sont déjà au-dessus de ma maison. Pas besoin de mes jumelles. Elles ne volent pas haut. Ce sont des grues, de magnifiques grues.
Que je suis contente de les avoir vues. J'en ai les larmes aux yeux.
ça veut dire que l'hiver touche à sa fin. Si les grues remontent vers le nord, c'est que les grands froids sont terminés.
C'est une vraiment bonne nouvelle.
Ah vraiment ce passage me met de bonne humeur ce matin !
Qu'est-ce que je suis contente d'avoir vu ces grues !
C'est mon ptit bonheur du matin.
Notre appartement est situé juste sur un chemin des oiseaux migrateurs. Les oies et les grues passent deux fois par an au-dessus de notre toit. En automne, je n'aime pas les entendre partir. Selon la date à laquelle elles partent, je sais à peu près quand l'hiver arrive. Souvent je ne fais que les entendre partir car à cette époque-là, le brouillard ne se lève quasiment jamais de la journée. ça dure plusieurs jours. Ce sont des moments tristes pour moi de les entendre partir.
Mais quelle joie de les retrouver et de les entendre revenir au loin. C'est toujours fin février, début mars. Oh ça ne veut pas dire qu'on n'aura plus ni neige, ni froid mais tout de même ça veut dire que le printemps arrive.
Eh ! Une mouche vient d'entrer par ma fenêtre. ça aussi c'est un signe qu'il fait meilleur dehors. Je n'aime pas trop les mouches mais pianoter sur mon ordi face à une fenêtre ouverte avec une mouche qui arrive et des cris de grues au loin, ça c'est vraiment chouette !
Bonne journée.
mardi 24 février 2009
Rencontre
"ça donne envie .
Il y a quelques temps au téléphone, j'ai annoncé à mon père que je voulais me suicider. Evidemment il a hurlé, car il sait que lorsque j'aperçois une perspective d'avenir, je le cultive le plus longtemps possible. A l'instant où je lui expliquais mon projet, marchant de long en large dans mon salon pour revenir au bout de deux minutes m'asseoir à mon bureau le combiné coincé entre ma joue et l'épaule, j'ai enfin éprouvé l'impression que nous nous séparions, que nos destins cessaient d'être liés et que toute la fatalité familiale ne me concernait plus. M'émanciper,
inaugurer une nouvelle histoire même brève, m'a soudain paru prodigieux et excitant. Le volume sonore de notre conversation a augmenté d'un cran; comme mon père criait, je me suis mise à mon tour à élever la voix pour être entendue. Je lui ai donc dit et redit qu'il n'était pas responsable du destin de ses enfants, et par là du mien. Je m'énervais de plus en plus, car je voulais lui faire comprendre mon raisonnement. Je lui détaillais les réflexions qui m'avaient amenée à faire ce choix. J'étais convaincue qu'à la fin de mon explication lui aussi comprendrait que mourir était une solution sage et honorable. Je croyais même, tel que je le connais et le pratique depuis presque quarante ans, qu'il serait sensible à l'argument de la respectabilité. D'ailleurs, maintenant que je me penchais sur le sujet avec attention, j'étais frappée par la rigueur de ma décision. "
Ceci est un extrait de "Toute une affaire" de Sybille Grimbert.
J'ai lu, j'ai aimé.
Puis j'ai lu les mots d'Isabelle:
"Ma vie, je l'ai passée à ne pas me rencontrer. J'ai tenu des rôles et, croyant m'amuser, je me suis abusée. Aujourd'hui, je tente de retrouver la Page blanche, celle sur laquelle, sans rien écrire, je pourrai me dire. Isabelle"
Il y a des moments comme ceux-là où je ne crois pas trop au hasard.
La vie m'offre bien des fois ce dont j'ai besoin.
lundi 23 février 2009
Baie de Somme
De la déco très vieille et de récupération, pas du tout mise en valeur. On a l'impression que tout a été posé là, sans coeur.
C'est la différence entre les gens qui font cela pour l'accueil et les rencontres et ceux qui le font pour l'argent.
Dommage.
M. et moi aimons beaucoup les chambres d'hôte pour partir à la rencontre des gens. Nous en avons découvertes de magnifiques dans toute la France. Dans la majorité des cas, à95%, l'accueil y est génial, rempli de partages et d'échanges. Pas cette fois.
Tant pis.
Le lendemain matin, le déjeuner est préparé sur la table, dans une pièce froide. Nous sommes les deux seuls "locataires". Le propriétaire ne prend pas la peine de s'asseoir avec nous. Il nous demande juste si nous avons ce qu'il nous faut et il part.
Dans la journée, nous allons sur la plage. Il fait beau. Le soleil brille. C'est vraiment très agréable. Mon chien apprécie énormément courir dans le sable et surtout essayer d'attrapper les mouettes. Parfois il se fait surprendre par un trou d'eau et plonge tout le corps dans l'eau; il en ressort en s'ébrouant. Il se comporte très bien. Il commence vraiment à bien écouter. C'est bien agréable.
A midi, nous allons à la pointe d'Hourdel. Nous avons la surprise de rencontrer un banc d'une
Nous mangeons dans un petit restaurant de la pointe d'Hourdel. Je mange des huîtres délicieuses. Mummmm, elles ont le goût de la mer, de la fraîcheur. Jamais on n'a ce goût en Lorraine. Là, il semble qu'elles viennent d'être sorties de l'eau.
Nous prenons aussi des bulots, un vrai délice.
L'après midi nous redescendons un peu le long de la côte pour revoir les falaises de nos premiers amours, à côté de Ault, de Bois de Cise.
C'est vraiment très agréable, très doux.
Le soir, nous sommes bien fatigués de ces balades dans l'air marin. Nous allons manger à l'auberge de la dune à Saint Firmin le Crotoy. Très bon. Je mange à nouveau des huîtres et des côtes d'agneau des prés salés justes grillées. Un délice. M. se régale avec une marmite de poisson frais du jour, un délice.
Nous rentrons assez tôt et nous endormons vraiment très vite.
Le lendemain, nous allons à Quend plage. C'est marée haute vers 10h00. Le paysage change complètement quand la marée est haute; ça rétrécit tout. Nous faisons une longue balade sur la plage.
Puis nous repartons par Le Tréport. C'est une ville trop touristique, trop agitée à mon goût. Nous montons au-dessus des falaises de Tréport, vers Criel Plage. C'est très beau. La mer redescend. Mon chien s'en donne encore à coeur joie.
Puis il est l'heure de repartir.
J'adore vraiment ces week ends avec mon amour. Ce sont de véritables ptits bonheurs.
RDV
Voilà, j'avais juste besoin de l'écrire parce que je trouve que c'est bien lourd.
Appréhension, essai d'anticipation, émotion, impression de tourner une page ou plutôt de terminer un livre ouvert depuis bien trop d'années.
Quelque part, une grande fierté aussi.
Si si si , je ressens vraiment une grande fierté.
Je pense à mon frère. Tiens justement il a appelé hier mais j'étais absente.
En 2003, il a été très fier de moi aussi, de la façon dont j'avais tenu le dialogue, dont j'avais amené les choses. Il m'avait écrit que je l'avais épaté.
En 2009, j'appréhende de lui parler mais il comprendra, je vais lui expliquer.
Et ma soeur alors, va-t-elle encore plus se révolter? Va-t-elle enfin se libérer? Va-t-elle enfin arrêter de souffrir et de se punir?
J'ai confiance en la vie. J'ai confiance en ce qu'il va se passer.
vendredi 20 février 2009
changement d'heure
Je me suis remise à l'heure de Paris. Tout a été remis à la bonne heure.
Mais j'aimerais bien aller visiter les îles du Pacifique.
l'hiver est toujours là
Hier, ma promenade s'est effectuée en ville. Le mot ville est un bien grand mot pour parler de ce gros bourg. Mais bon, je ne peux pas parler de village. C'est trop gros et ça n'a pas l'âme d'un village.
J'ai donc emmené Dum pour son baptême de ville. Sur la grand place du bourg haut, je l'ai promené en laisse courte. Il s'est très bien comporté. Il a reniflé partout, il allait de droite et de gauche très vite. Il en avait des choses à découvrir. Il a laissé les passants tranquilles. C'était là ma plus grande appréhension. Mon chien aime dire bonjour à tout être vivant qui passe (animal ou humain). Il n'est pas méchant mais impressionnant par sa grandeur. Avec ce que les médias nous rapportent, les gens ont maintenant très peur de tout chien qui à une certaine taille.
C' est un beauceron. Il mesure 65cm environ au garrot. Il est très fin et haut.
Je suis fière de lui. Je renouvellerai l'expérience et un jour, quand je me et le sentirai prêt, je l'emmènerai sur le marché du samedi matin. Mais ça, ce n'est pas encore pour tout de suite.
De toute façon, je préfère de loin aller me promener dans les grands espaces avec lui.
Son éducation passe cependant par la connaissance de lieux différents avec des êtres différents, des odeurs différentes et surtout de multiples bruits différents.
Je suis très fière aussi quand je vais au dressage avec lui. Là-bas, les éducateurs l'aiment beaucoup et me complimentent souvent sur son équilibre, sa beauté corporelle, son écoute, sa gentillesse. Pour moi, je ne le vois pas plus beau que les autres, ni meilleurs mais tout de même ces compliments me font très plaisir. C'est mon chien.
Je n'ai pas avancé dans mes meubles de salle de bain parce que le sol n'est pas plat et je dois trouver une solution pour ne pas que le meuble qui portera l'aquarium soit bancal. Je vais m'y attarder aujourd'hui.
Depuis hier, ma gorge se rappelle à nouveau à moi. Là non plus je n'ai pas avancé. Je peux réussir à me débarrasser de ce boulet.
J'ai remarqué que les dates de mes messages sur ce blog n'étaient pas à jour. En fait, quand j'écris le matin, mes messages s'enregistrent avec la date du jour d'avant. Ce n'est pas grave.
jeudi 19 février 2009
remplacer le bidet
Dans la salle de bain, nous avons profité de ce changement pour supprimer le bidet, élément inutile dans sa fonction première et ne servant plus qu'à accueillir les magazines destinés à la lecture lors du passage sur le trône de la maison.
Ce bidet a sans doute toute une histoire. Il a dû en voir passer des personnes.
Quand j'étais petite, nous en avions aussi un dans notre salle de bain. il ne servait à rien non plus. Moi je l'utilisais comme baignoire pour mes poupées ou comme piscine pour mes playmobil. Je touvais ce petit lalvabo bien à ma taille.
En grandissant, j'ai connu son utilité première. Surtout il y a 2 ans, quand je suis allée en Italie. Là-bas, il y a des bidets partout, à côté de chaque toilette. Les Italiens l'utilisent après chaque passage sur le trône. C'est toute une éducation.
Donc voilà que notre bidet a fini sa course dans le jardin en attendant de partir à la déchetterie.
A sa place, nous avons décidé de placer un bac à plantes. J'ai mes idées. M. pourrait me fabriquer ce meuble, j'aime tellement quand c'est lui qui façonne mes idées. Il a déjà fabriqué tous les autres meubles de la salle de bain et ils sont très beaux, je les aime beaucoup. Cependant , là je suis pressée. Je décide d'acheter des cubes de bois. Hier je les ai vernis pour les protéger de l'humidité.
J'en ai placé 2 l'un sur l'autre et un 3ème devant pour faire une forme d'escalier. Sur le plus haut, je mettrai un aquarium à plantes. C'est très beau un aquarium à plantes. Comme la salle de bain n'est pas trop lumineuse, j'ai acheté une lampe qui fabrique la lumière nécessaire aux plantes. Une Nanolumière!!!(quel drôle de nom). Puis, sur les conseils d'un magazine, j'ai acheté une belle fougère et des lierres pour mettre sur la marche du bas.
J'ai tout dans ma tête, ça va être rudement joli.
Aujourd'hui, le vernis va être sec, je vais pouvoir mettre en place le tout.
Il me tarde de voir le résultat.
Ce matin, le soleil est encore là, avec cependant un ciel nuageux. Il fait toujours très froid.
mercredi 18 février 2009
bruine et brouillard
Je ne lâche cependant pas mes résolutions et dès 9h30, je pars me promener. La brouillasse a fait fondre une bonne partie de la neige. Je peux donc aller dans la forêt, il n'y a plus de neige sur les routes. En route. Dum dans le coffre.
J'arrive dans la forêt, une vision de désolation m'attend. Les bûcherons et gardes forestiers sont à la tâche. Des dizaines de troncs jonchent le sol. Des très gros troncs. Je compte les cercles sur la tranche de certains, ils ont bien plus de 60ans ces arbres.
Il parait qu'il faut bien entretenir les forêts et que ces arbres n'étaient plus en bonne santé. Il est vrai que certains sont vrillés, d'autres sont pourris à l'intérieur. Mais bon, c'est un drôle de spectacle.
Le chemin de forêt est également très abîmé par le passage des engins forestiers. Quelle boue, quel désastre !
Bon tant pis, je vais marcher et j'arriverai plus loin que ces travaux.
Dum court dans tous les sens, saute par dessus les troncs, renifle à tout va. Il doit y en avoir des odeurs ici!!!
Je marche un bon quart d'heure pour enfin retrouver une forêt plus calme, plus posée, plus sereine. Je retrouve mes arbres, tout droit, pointés vers le ciel... Ouf !
J'adore les arbres.
Je reste sur le chemin forestier car la forêt est vraiment trop boueuse pour que je m'y enfonce. Je garde cela pour des jours meilleurs. Dum par contre s'en donne à coeur joie et fonce à travers les arbres. Il est crotté du bout des pattes jusqu'au dos!
Il me faut un moment pour vraiment me sentir bien dans la forêt. J'ai du mal à m'investir dans ma promenade. Je pense encore à tous ces troncs étendus. Et au loin, j'entends les bruits sourds des machines à tronçonner la vie.
Puis les oiseaux commencent à revenir, je les entends. Un geai traverse ma route pour aller se poser un peu plus loin. Il ne pousse aucun cri, il ne se sent donc pas en danger de ma venue. Je le regarde un instant.
Des passereaux sont là aussi, je les entends mais je ne les vois pas.
Ca y est, je me sens bien. La forêt est ressourçante pour moi. Que c'est agréable. Mummmmm, ça fait du bien.
Le vent fait bruisser le sommet des arbres.
Je ne sens même plus la bruine qui tombe toujours. Et ici, dans la forêt, j'oublie le brouillard. Je regarde parfois le ciel. Il est blanc. Je suis plus basse que le brouillard.
Belle balade.
Il est vraiment très important que je me force à partir les jours où je n'ai pas envie parce qu'une fois que je suis dans la nature, je m'y sens toujours bien. Il faut que je pense à cela.
Je devrais peut-être me faire un bon ancrage à ce moment-là pour que je puisse le retrouver facilement.
Parfois, malgré mes résolutions et mon chien qui me pousse à sortir, j'ai beaucoup de mal à me motiver au départ.
Cependant, je suis toujours si bien en balade.
Il faudra que je raconte ici l'ancrage de mes deux écureuils. Je me le note pour y penser un de ces jours.
Voilà.
Je n'ai pas pu raconter cette aventure hier. Je le fais ce matin.
Ce matin, c'est le soleil qui m'a réveillée. Il fait froid et très beau. Le soleil éclaire le jardin. C'est chouette. ça faisait bien longtemps qu'on ne l'avait pas vu.
L'herbe de notre jardin est bien abîmée. C'est la première fois que je la vois ainsi. L'hiver a commencé ici début novembre. Neige, verglas, gelée très forte, pluies torrentielles.... Je reste persuadée que la nature va bien faire les choses et que la verdure va revenir. Mais là, en regardant par la fenêtre, c'est difficile d'y croire tout de même. Le sol est lessivé, brun, boueux. Les pieds d'herbe ne semblent même plus accrochés à la terre. Quand on marche un peu, on arrache les racines. Le sol est détrempé.
Maintenant que la neige a fondu, je m'aperçois que les jonquilles sont déjà sorties de terre. Les feuilles mesurent environ 5cm. C'est chouette. Je me demande bien comment la nature fait pour encore être éveillée sous la neige, sous le gel. Quelle leçon ! Tout fonctionne bel et bien malgré des conditions météo difficiles.
Les mésanges sont là, elles ont sorti leur chant de printemps. Si si, en hiver elles ne chantent pas comme ça. Waouh, c'est très joli.
Bonne journée.
lundi 16 février 2009
neige et brouillard
Ce matin, avant de me lever, j'entends le tracteur de la commune passer. Oh, jen suis sûre il a à nouveau neigé. Les voitures ne font que très peu de bruit quand elles pasent devant chez moi donc il doit y avoir de la neige sur la route. Tous les bruits sont assourdis.
Marc se lève avant moi. Il me confirme mes doutes. Il a bel et bien à nouveau neigé cette nuit comme toutes les nuits précédentes depuis presque 1 mois maintenant, à quelques exceptions près. Marc part au travail en bougonnant un peu, c'est dur de rouler sur la neige et ça roule au ralenti.
Je me lève tranquillement. j'admire le jardin sous la neige. C'est toujours très beau.
Un peu plus tard dans la matinée, les moineaux et le couple de tourterelles viendront eux aussi.
Je vaque à mes occupetions rituelles du matin puis vers 10h, je me prépare à partir.
J'enfile 4 épaisseurs, mon bonnet et tourne ma longue écharpe multicolore autour de mon cou. Je décide d'aller dans la forêt, il n'y a pas de chasseurs pendant la semaine. Mais je déchante vite car la route qui mène à la forêt n'est pas déneigée et je ne sais pas trop rouler sur la neige, moi. J'ai peur de rester bloquée là-bas.
Alors je décide de partir à pied depuis chez moi et j'irai dans le bois du village. Je prends Dum en laisse. Je suis contente, il adore aller se promener.
Je passe devant le cimetière. Je vérifie que personne n'est là et je lâche Dum. Il file à toute allure. Il est heureux. Il aime la neige.
Après le cimetière, je continue sur un chemin de champ. Il y a un épais brouillard. Je ne vois rien. Je surveille Dum du coin de l'oeil pour ne pas le perdre de vue. C'est très éblouissant. Le blanc de la neige se mêle au blanc du brouillard. C'est un véritable écran. Le soleil ne doit pas être loin au-dessus du brouillard et ça le rend encore plus opaque. Je marche. Je me retroune. je ne vois déjà plus les maisons du village. Je suis un point tout rouge au milieu de cette blancheur. J'arrive à l'orée de la forêt. Je décide d'y entrer. Tout est vraiment très calme. La neige étouffe tous les bruits. Je n'entends même plus le village au loin .
Dans la forêt, quelques oiseaux m'accompagnent; Dum court dans tous les sens. C'est très fatigant d'avancer dans la neige. ça monte, ça descend. Pouh lala, je suis fatiguée. J'arrive à l'autre bout du bois et me retrouve dans un champ cultivé. Comme le sol est gelé, ça ne risque rien et décide de revenir à la maison en passant par ce champ. Mais soudain, je me retrouve au milieu de ce champ, envahi par le brouillard, recouvert de neige. tout est trop blanc, tout est trop silencieux. Je suis fatiguée, mes jambes sont lourdes. Et puis, panique de chez panique, je perds tout point de re père. Tout est trop blanc. Cette nature de coton a tout mangé, les bruits, les repères de constructions, les traces de tracteur.... Je me sens perdue. J'appelle Dum et je lui parle. Il me rassure. Alors je reviens sur mes pas et je décide de revenir par le village que je retrouve en suivant un chemin de champ. Oh je n'étais pas bien loin. Mais d'où est venue cette peur soudaine de me faire avaler par toute cette blancheur.
Je suis rentrée. Ouf, quelle balade. Quelle sensation de liberté, quelle peur de s'isoler, quel bonheur de marcher.
A mon retour le couple de tourterelles est là, perché sur les dossiers de chaises longues. Elles sont toutes grosses, toutes ébouriffées. Je pense qu'elles se gonflent le plumage pour avoir moins froid.
C'était magnifique ! J'adore me promener ainsi. Rendez-vous demain.
samedi 17 janvier 2009
Bienvenue
Bienvenue dans ce partage d'instants, de pousse, de printemps, d'hiver, d'automne et d'été.
A très bientôt.