mercredi 15 avril 2009

Cardère des villes


Petit extrait du journal le plus lu dans les terriers : La Hulotte.

Adoptez une Cardère des villes
" La Cardère si cultivée et si célèbre pendant les siècles passés a failli disparaître à jamais. On se servait de ses épines recourbées, merveilleusement souples et fermes, pour peigner en douceur les tissus de draps fins. Et puis les ignobles brosses métalliques sont arrivées. Et l'homme a laissé tombé la Cardère, pour économiser trois sous. Il a perdu le goût des belles choses...
En 1989, il ne restait plus qu'un vieux sac de graines de Cardère, oublié dans le tiroir d'un négociant de Tarascon. La Hulotte l'a tiré de là. Elle a récupéré ce trésor et elle l'a semé. La plupart des graines avaient perdu leur pouvoir germinatif mais certaines ont germé. La Hulotte a alors diffusé ces graines à tous ces lecteurs volontaires pour cultiver chez eux, dans leur cour, dans leur jardin... cette petite miraculée. Plus de 12000 lots sont ainsi sortis de terre en quelques années...."

Vous aussi, vous pouvez adopter chez vous une belle Cardère. Simplement en envoyant une enveloppe timbrée à votre adresse + un timbre supplémentaire de 0,56 € pour participation aux frais. Par retour vous recevrez un sachet de graines de la Cardère des villes, accompagné de tous les conseils utiles pour réussir à votre tour la culture passionnante de cette fleur amoureuse des papillons et des chardonnerets, aussi belle en hiver qu'en été et pas envahissante pour un sou. Continuons cette chaîne de la Cardère et faisons revivre cette jolie plante dans nos jardins, aux 4 coins de l'hexagone et plus loin encore.



Pour obtenir vos graines :

La Hulotte
8 rue de l'Église
08240 Boult aux Bois

N'oubliez pas de diffuser vos premières graines autour de vous quand vous les récolterez.

Premier...

Premier barbecue....quels délicieuse odeur et goût retrouvé .
Première tonte.... quel plaisir, que d'odeurs et quelle joie de voir son jardin tout net.
Première feuille.... quelle beauté.
Première lessive séchée dehors... quelle odeur de porter ensuite ces vêtements.
Première sieste au fond du jardin....quelle douce chaleur envahie tout mon corps.
Premières fleurs qui annoncent l'éclosion de toutes les couleurs de la nature.
Premier apéro pris sous le marronnier....quel bonheur.
Premier repas de midi, entre amis, sous le marronnier...quel ptit bonheur.

Tous mes sens en éveil sont comblés par le retour du printemps. Mon voisin plus pessimiste me lance un "Attention, les saintes glaces ne sont pas passées." Moi, je suis vite partie acheter des bottes d'oeillets que je me ferai grand plaisir de replanter cet après-midi. Et aussi deux grands pieds de lupins. L'an dernier, le pied que j'avais mis n'a pas repris. J'aime bien les lupins. Le jardin de ma grand-mère en était envahi.

Voilà ! Premier des premiers qui se renouvellent chaque année. Les grues ne s'étaient pas trompées. Les grands froids sont bien terminés.

mardi 14 avril 2009

Balade

Au lever, hier matin, le brouillard, ou plutôt, la brume est là. Le pays est enseveli dans une brume matinale très belle. Je sens le soleil proche au-dessus, ce qui rend la brume encore plus opaque. Le pays est recouvert d'une forte rosée. Les herbes, les meubles du jardin, les dalles...sont mouillés de fraîches perles de rosée.
Nous partons nous balader à la fraîche. Cette expression prend tout son sens ce matin.
Mon chien court devant comme à son habitude. Nous passons devant le cimetière, traversons les champs et arrivons dans le bois, le bois de M. Il se plaît en effet à dire que c'est SON bois tant il apprécie et se plaît ici.
C'est magnifique.
La luminosité matinale est exceptionnelle. Sous les arbres, la brume est un peu là et semble flotter entre deux airs.
Les sols sont couverts d'anémones blanches parsemées au milieu de leur feuillage vert foncé. Quelques coucous jaunes rehaussent ce ton. De jolies violettes naissent sur les talus.
Et surtout les feuilles des arbres naissent à la lumière dans un vert si tendre, vert propre à cette période de printemps que nulle autre saison ne verra. Ce vert si clair, si jaune n'est là que pour quelques jours. Les feuilles sortent à peine de leur bourgeon.
Certaines sont encore recouvertes du fin et doux duvet qui les protégeaient dans le bourgeon. D'autres pointent déjà leurs formes vers la lumière.
C'est alors que l'air de la chanson de mon enfance apparaît : "Orme charme ou tremble, nul arbre ne tremble, au loin le bois semble, un géant qui dort...."Et son air me hante et me fait chanter de ptit bonheur.
Les dernières feuilles mortes de l'automne jonchent encore le sol. Il est plaisant de traîner les pieds dedans.
Les oiseaux sont forts présents par leur chant. M. s'amuse un instant à répondre à l'un d'entre eux. L'échange est lancé. M. sifflote en essayant d'imiter l'oiseau. Celui-ci lui répond. C'est amusant. M. essaye d'espacer les sifflets et l'oiseau semble attendre avant de répondre. M. essaye alors de varier le nombre de sifflets mais rien n'y fait, l'oiseau répond par deux ou trois "pit pit pit". La communication dure quelques minutes et nous passons notre chemin. Nous ne verrons pas notre interlocuteur. Il est bien caché tout là-haut dans les branchages.
Soudain, un bruit d'aile attire notre regard vers la cîme. Une buse pourchasse un corbeau en faisant de grands cercles au-dessus des arbres. Quelle agressivité !
Les arbres sont magnifiques.
Il parait que l'on peut entendre la sève monter dans les arbres au printemps. Je pose mon oreille contre un très gros tronc et tend au maximum de mes possibilités mon ouïe mais je n'entends rien. Mon chien ne me laisse pas non plus dans le silence. Il est sans doute intrigué par ma position et vient lui aussi renifler l'arbre, ce qui ne se fait pas sans bruit!
Ptit bonheur du matin et du printemps, de se balader ainsi avec mon amour. Détente, découverte, bonheur.

samedi 28 mars 2009

Petits pas

Hier le papa de D est entré pour la première fois dans le vestiaire de l'école. Il m'a juste donné une feuille. Puis il est reparti en échangeant juste trois mots de politesse. D était à ses côtés. C'est super. Merci.

mercredi 25 mars 2009

Réconfort

Je ne savais pas si elle viendrait ou plutôt quand elle viendrait. Je l'ai appelée dans l'après midi sur son portable pour fixer un rendez-vous, ou plutôt une invitation. En vain, son portable sonnait sans cesse occupé. Je l'ai appelé à son travail. En vain, un répondeur musical me demandait de patienter et je n'avais pas de temps à consacrer à la patience. Bah, tant pis, je savais qu'elle viendrait. Après tout, le jour importait peu. La semaine dernière je lui ai entre deux portes annoncé que j'aimerais la rencontrer, elle m'a répondu par l'affirmative. Donc elle viendra un jour, je le sais.
Alors que tous les enfants sont partis, je papote comme à mon habitude, chaque fin de journée, avec les autres personnes de l'école. Moment de décompression, moment d'échange, moment de questionnement, moment juste d'existence d'une certaine vie dans l'établissement sans ses habitants privilégiés.
Je prends mon temps, je papote encore et encore. Je ris, j'écoute, je suis bien.
Je reviens enfin vers ma classe.
Elle est là. Debout, dans le vestiaire, juste derrière la porte d'entrée. Depuis quand est-elle là? Je ne sais pas. Personne ne l'a entendue arriver. Elle me sourit. Je lui offre mon sourire. Elle est gènée et bredouille un "C'est aujourd'hui que je devais venir? Je ne sais plus ce qu'on avait dit. Je ne veux pas vous déranger. " Et moi de lui répondre" Mais oui, venez, entrez. Je vous attendais, jene savais plus non plus ce que nous avions dit mais j'ai le temps, entrez. " Sa grande fille que je ne connais pas l'accompagne. Je l'accueille aussi, ne comprenant pas sa présence mais ma foi, pourquoi pas. Finalement, cette gande fille de 9ans a juste accompagné sa maman et repart attendre chez sa mamie, à la demande de la maman.
Je demande aux ATSEM si je peux occuper ma classe un instant car je pense que ma classe est plus adéquate que mon grand bureau de directrice (c'est comme ça que mes élèves l'appellent!). Elle est plus chaude et on est là pour parler de son fils, donc d'un élève, pas d'un souci administratif!.
Je l'invite à s'asseoir sur une misnucule chaise en bois, aux montants métalliques rouges. Je m'assieds en face d'elle, sur une même chaise. Entre nous deux, deux petites tables, sur lesquelles nous pouvons poser tous nos avants bras. Non, ce n'est pas inconfortable. J'ai déjà remarqué que les adultes que je reçois se sentent bien dans cette position. Peut-être réussissent-ils ainsi à voir l'école comme leurs enfants la voient.
En tous les cas, aujourd'hui, pour elle, c'est important de se sentir là. Je le ressens ainsi. Je la sens bien installée.

Je vous ai fait venir pour faire un petit bilan à propos des moments de soutien avec D. Il fait vraiment beaucoup de progrès. Il adore venir en soutien. Il aime venir à l'école. C'est super. Je vous sens cependant inquiète par rapport à ses progrès.
Il est en retard, n'est-ce pas? Je vois bien qu'il n'est pas aussi avancé que les autres.
C'est vrai, vous avez raison. Il n'est pas au même niveau dans ses aprentissages que certains de ses camarades. Moi, je ne suis cependant pas inquiète. Il apprend des tas de choses. Cette semaine, nous avons travaillé le nom des lettres et leur sonnerie, il les retient quasiment toutes. C'est génial.
Oh oui, je sais, je joue un peu avec lui avec les lettres. Il les connait bien.
Ce qu'il ne réussit pas encore à faire c'est entendre les sons dans les mots. (Et là, je lui donne des exemples qui la font rire mais je ne vais pas trop loin parce qu'elle s'inquiète beaucoup. C'est affolant et incompréhensible pour un adulte de pouvoir entendre que son propre enfant quand on lui demande de trouver un mot qui commence par le son SSSSSSSS, il réfléchit longuement et annonce fièrement : ssssssssssssssspomme de terre. Oui ça fait rire et j'ai ri avec D ce jour-là mais ça inquiète fortement la maman. Alors je tente de lui expliquer la longue maturité d'un cerveau d'enfant. Que la lecture, que l'écoute des sons, ça va venir mais que D n'est pas prêt et qu'un bourrage de crâne est inutile et serait néfaste. Il faut de la patience, beaucoup de patience. Je lui répète plusieurs fois que je ne suis pas inquiète du tout. Je suis au contraire très confiante et ça va venir. Il faut faire confiance à D. A force de parole, de mots, elle m'entend et m'offre sa confiance.
Si vous le dites, vous avez sans doute raison . Vous êtes sûre de vous. Je vous fais confiance.
Merci. D va réussir, il va vous étonner. Offrez lui du temps.
Je vais vous parler d'autres choses aussi. C'est aussi pour cela que je souhaitais vous rencontrer.
Oh mon dieu, je le savais. (Et de suite elle se met à retenir des larmes qui n'en peuvent plus d'être retenues. Je vais lui chercher une belle grosse boite de mouchoirs et lui offre de bon coeur. Ses larmes coulent coulent coulent. Son beau maquillage qu'elle tente de sauver à chaque passage de mouchoir aussi. J'attends. Je la laisse pleurer, elle en a besoin. )
Je ne suis pas là ni pour juger, ni pour enquêter, ni pour vous interroger. Je veux juste vous dire que je pense qu'il se passe quelque chose dans la vie de D, en dehors de l'école je pense. D a changé de comportement ces derniers temps.
Comment, quoi? Que se passe-t-il? comment est-il? Qu'est-ce que vous avez vu?
Rien de bien spécial. Mais D est inquiet. Il a besoin de câlins. Il me cherche souvent. Il est fatigué l'après midi.
Tout ça. Mais il n'a rien fait, il ne fait pas de bêtises?
Non. (Les larmes se sont arrêtées, restent cependant très proches). Je ne veux pas savoir ce qu'il se passe. Sachez seulement que si vous le souhaitez, vous pouvez en parler. ça pourrait m'aider à mieux aider D. Vous n'êtes pas obligée.
(Les larmes reviennent de plus belles)
Oh mon dieu. D , je pensais que lui au moins il ne vivait pas les choses. Oh mon dieu, non pas D. Ma fille sait les choses, mais pas D. On ne lui dit rien parce que je pensais qu'il s'en fichait, qu'il ne voyait rien. Il est petit. Et lui, je pensais qu'il continuait sa vie d'enfant. Et là , vous me dites que.....Oh mon dieu, non, pas D. Oh non. Il est touché aussi. Oh non, mais qu'est-ce qu'on va faire?
Oui D est petit mais il ressent les choses. Je pense qu'un enfant ressent les choses bien plus qu'un adulte. Ici, dans ce cas, il n' a pas de mots pour dire ce qu'il ressent mais c'est sa façon d'être qui nous informe qu'il sait qu'il se passe quelque chose. Mais il ne sait pas quoi. Il ne sait pas vraiment ce qu'il se passe.
Mon petit D. Oh non.
(Et là la maman me raconte ce qu'elle vit. Un moment de famille pas facile avec un mari malade qui vit actuellement une dépression. Elle se confie alors un peu. Elle pleure beaucoup. Avec mes outils, je l'écoute, je réponds, je reformule et j'utilise une belle formule que j'ai découverte sur un blog génial : "Et alors?" Eh ben, c'est une belle formule qui a fait son effet. Cette dame pense que son mari profite trop du système avec ses congés maladies à répétition. Et alors? J'ai bien aimé l'effet obtenu à plusieurs reprises. Merci Christian. )
Je pense qu'il faudrait parler à D. Il sait qu'il se passe quelque chose mais on ne lui offre pas de mots pour l'apaiser. Jeudi dernier il m'a dit que sa maman était triste parce qu'il faisait trop de bêtises en ce moment et qu'il n'était pas sage du tout à la maison.
Oh mon dieu, il a dit ça. Mais c'est pas vrai. Il ne fait pas de bêtises. Moi qui pensais que jsutement il était "normal". Il ne fait pas plus de bêtises que d'habitude. Il est même très sage. Oh mon dieu, pourquoi il dit ça. Mon pauvre petit. ( et les larmes de couler à nouveau très fort)
Il n'a pas de mots pour expliquer ce qu'il se passe. Il pense sans doute qu'il est fautif. Vous pouvez ssayer de lui parler, de lui offrir des mots.
Oh oui, je vais lui parler. Le pauvre.
Ce serait bien que vous parliez aussi à votre fille.
Oh mais elle, elle est plus grande, elle voit bien, elle comprend.
Je pense que ça pourrait ausi lui faire du bien. Et peut-être que ce serait bien si c'était vous et votre mari qui leur parliez. Vous pouvez organiser une petite réunion de famille. Vous pensez que votre mari poura le faire?
Oh oui, bien sûr. Quand il est à la maison, tout va bien. Il fera tout pour ses enfants.

Nous avons ainsi discuté une heure. Parsemé de larmes, de "Oh mon dieu" j'ai usé de mon écoute, de mes outils, de mon expérience aussi je pense. Je lui ai proposé de se faire aider elle-aussi, son mari est déjà aidé par quelqu'un.
Puis le temps est venu de la laisser prendre en main tout cela. Je lui ai proposé de revenir quand elle voulait, même avec son mari si il voulait venir voir D à l'école.
Merci beaucoup; ça m'a beaucoup aidé de vous parler, ça m'a fait du bien. Allez tiens j'ai envie de vous embrasser. Je peux?
Sans me laisser le temps de répondre mais ma position était déjà dans l'accueil elle m'a serré contre elle et m'a embrassée la joue gauche en me disant merci encore. Je l'ai raccompagnée.

Ce sont des moments importants pour moi parce que je me sens bien. Dans ces moments là, je me sens à ma place. J'ai aidé cette personne à ouvrir des portes tout en restant dans mon travail auprès des enfants. Je pense que D ira mieux et je pense que ses parents vont essayer de communiquer mieux, autrement. Je fais confiance à la maman. En plus, elle sait qu'elle va y arriver. Elle me l'a dit. On va yarriver, on va s'en sortir m'a-t-elle dit à plusieurs reprises.
Dans ces instants, j'oublie l'ingratitude de mon métier. Et je me sens à nouveau fière d'être là. Merci à cette maman de ce partage. Je lui dirai de vive voix, plus tard.

Le printemps est-il vraiment là?

Hier une petite poudrée blanche recouvrait les voitures. Eh oui, hiver lorrain tu es encore là.

Ce matin, 5h30, je ne réussis plus à dormir. Je décide de me lever. Mon chien a envie de sortir. Je plonge dans mon peignoir et je vais avec lui dehors. Tiens, si j'allais faire un tour dans mon jardin pour voir le jour poindre. En ouvrant ma porte d'entrée, je trouve la nature bien claire, il n'est pourtant pas encore l'heure du lever du jour. J'ouvre en grand et j'aperçois ma table de jardin toute blanche, l'herbe toute blanche. Oh lalalala il a neigé. Tout est blanc ! Bouh, ça me refroidit d'un coup, je laisse Mon chien sortir seul et je retourne préparer mon déjeuner et me plonge dans la suite de mon roman dont je voudrais vraiment connaitre le dénouement final ! Mon chien revient quelques instants après, trempé !
Depuis il neige, neige neige. C'est une vraie tempête. A 7h00, je vais réveiller ma fille avec plaisir comme presque chaque mercredi. J'ouvre ses volets en lui disant : "regarde !". "Oh lalala, génial ! Le bus passera peut-être pas!" me répond-elle en parlant du bus scolaire bien sûr !

Le bus est passé !
Bonne journée.

dimanche 8 mars 2009

Prescription

Je trouve que c'est un mot très dur par sa sonorité. Il sonne dur avec ses R, il m'agresse.
En quelques mots, la prescription c'est :
"Au bout d'un certain temps, quand la société n'a pas dénoncé pénalement un fait, eh bien la loi française pense que la société a droit à un apaisement. "
Voilà l'explication que l'on m'a donné.

OK. Alors laissons la société s'apaiser et terminer sa vie, assis dans un canapé tranquillement, à ne se soucier de rien d'autre que de l'apaisement de SA vie.

mercredi 25 février 2009

Ouiiiiiiiiiiiii



Tout à l'heure, puisque le soleil est là aujourd'hui, je décide d'aller suspendre une couverture dehors afin qu'elle sèche enfin sans le sèche linge et qu'elle prenne la bonne odeur du linge séché dehors!!! J'adore cette odeur.
Soudain, j'entends au loin des cris d'oiseaux. Pas possible, les oies, les oies,les oies.....Je les vois au loin. Elles sont juste dans l'axe du soleil alors je ne les vois pas bien mais je les entends. Quel vacarme! Est-ce que ce sont des oies ou des grues???Vite, vite vite, je vais chercher mes jumelles.
Le temps de ressortir et elles sont déjà au-dessus de ma maison. Pas besoin de mes jumelles. Elles ne volent pas haut. Ce sont des grues, de magnifiques grues.
Que je suis contente de les avoir vues. J'en ai les larmes aux yeux.

ça veut dire que l'hiver touche à sa fin. Si les grues remontent vers le nord, c'est que les grands froids sont terminés.
C'est une vraiment bonne nouvelle.

Ah vraiment ce passage me met de bonne humeur ce matin !

J'ai pris Mon chien à témoin et je lui ai dit cette phrase "Tu vois, je te l'avais dit ce matin, que tout allait aller mieux, que j'allais m'en sortir. Eh bien, tu vois, ces grues, c'est la preuve que la vie continue et que la nature est toujours là pour me le rappeler. Je vais m'en sortir. Moi aussi je vais trouver mon chemin. Les grues, elles retrouvent le leur chaque année. "

Qu'est-ce que je suis contente d'avoir vu ces grues !

C'est mon ptit bonheur du matin.

Notre appartement est situé juste sur un chemin des oiseaux migrateurs. Les oies et les grues passent deux fois par an au-dessus de notre toit. En automne, je n'aime pas les entendre partir. Selon la date à laquelle elles partent, je sais à peu près quand l'hiver arrive. Souvent je ne fais que les entendre partir car à cette époque-là, le brouillard ne se lève quasiment jamais de la journée. ça dure plusieurs jours. Ce sont des moments tristes pour moi de les entendre partir.

Mais quelle joie de les retrouver et de les entendre revenir au loin. C'est toujours fin février, début mars. Oh ça ne veut pas dire qu'on n'aura plus ni neige, ni froid mais tout de même ça veut dire que le printemps arrive.

Eh ! Une mouche vient d'entrer par ma fenêtre. ça aussi c'est un signe qu'il fait meilleur dehors. Je n'aime pas trop les mouches mais pianoter sur mon ordi face à une fenêtre ouverte avec une mouche qui arrive et des cris de grues au loin, ça c'est vraiment chouette !
Bonne journée.

mardi 24 février 2009

Rencontre

Ce matin, j'ai ouvert un magazine acheté il y a quelques temps déjà, à une page au hasard. Voilà ce que j'ai lu :

"ça donne envie .

Il y a quelques temps au téléphone, j'ai annoncé à mon père que je voulais me suicider. Evidemment il a hurlé, car il sait que lorsque j'aperçois une perspective d'avenir, je le cultive le plus longtemps possible. A l'instant où je lui expliquais mon projet, marchant de long en large dans mon salon pour revenir au bout de deux minutes m'asseoir à mon bureau le combiné coincé entre ma joue et l'épaule, j'ai enfin éprouvé l'impression que nous nous séparions, que nos destins cessaient d'être liés et que toute la fatalité familiale ne me concernait plus. M'émanciper,
inaugurer une nouvelle histoire même brève, m'a soudain paru prodigieux et excitant. Le volume sonore de notre conversation a augmenté d'un cran; comme mon père criait, je me suis mise à mon tour à élever la voix pour être entendue. Je lui ai donc dit et redit qu'il n'était pas responsable du destin de ses enfants, et par là du mien. Je m'énervais de plus en plus, car je voulais lui faire comprendre mon raisonnement. Je lui détaillais les réflexions qui m'avaient amenée à faire ce choix. J'étais convaincue qu'à la fin de mon explication lui aussi comprendrait que mourir était une solution sage et honorable. Je croyais même, tel que je le connais et le pratique depuis presque quarante ans, qu'il serait sensible à l'argument de la respectabilité. D'ailleurs, maintenant que je me penchais sur le sujet avec attention, j'étais frappée par la rigueur de ma décision. "


Ceci est un extrait de "Toute une affaire" de Sybille Grimbert.

J'ai lu, j'ai aimé.

Puis j'ai lu les mots d'Isabelle:
"Ma vie, je l'ai passée à ne pas me rencontrer. J'ai tenu des rôles et, croyant m'amuser, je me suis abusée. Aujourd'hui, je tente de retrouver la Page blanche, celle sur laquelle, sans rien écrire, je pourrai me dire. Isabelle"

Il y a des moments comme ceux-là où je ne crois pas trop au hasard.

La vie m'offre bien des fois ce dont j'ai besoin.

lundi 23 février 2009

Baie de Somme




Vendredi soir, M. et moi sommes partis pour la baie de Somme. 4h30 de route. Nous arrivons dans une chambre d'hôte pas très sympa. De suite, par habitude, nous nous rendons compte que le propriétaire n'est pas là pour nous accueillir mais pour nous donner les clés d'une chambre. Accueil très froid. La chambre est minuscule. Un lit, à peine 70 cm de chaque côté et 1,50m en bout. Une salle de bain pas vraiment propre avec des carrelages aux joints plus que sales et très mal faits.
De la déco très vieille et de récupération, pas du tout mise en valeur. On a l'impression que tout a été posé là, sans coeur.
C'est la différence entre les gens qui font cela pour l'accueil et les rencontres et ceux qui le font pour l'argent.
Dommage.
M. et moi aimons beaucoup les chambres d'hôte pour partir à la rencontre des gens. Nous en avons découvertes de magnifiques dans toute la France. Dans la majorité des cas, à95%, l'accueil y est génial, rempli de partages et d'échanges. Pas cette fois.
Tant pis.
Le lendemain matin, le déjeuner est préparé sur la table, dans une pièce froide. Nous sommes les deux seuls "locataires". Le propriétaire ne prend pas la peine de s'asseoir avec nous. Il nous demande juste si nous avons ce qu'il nous faut et il part.

Dans la journée, nous allons sur la plage. Il fait beau. Le soleil brille. C'est vraiment très agréable. Mon chien apprécie énormément courir dans le sable et surtout essayer d'attrapper les mouettes. Parfois il se fait surprendre par un trou d'eau et plonge tout le corps dans l'eau; il en ressort en s'ébrouant.  Il se comporte très bien. Il commence vraiment à bien écouter. C'est bien agréable.


A midi, nous allons à la pointe d'Hourdel. Nous avons la surprise de rencontrer un banc d'une trentaine de phoques. Un guide bénévole est là avec sa lunette, ce qui nous permet de les voir d'encore plus près. M. discutera avec lui longuement. Il y a des phoques et des veaux de mer. C'est très gros. Nous les voyons à une centaine de mètres, sur un banc de sable. C'est chouette.
Ce sont de véritables moments de bonheur avec M.

Nous mangeons dans un petit restaurant de la pointe d'Hourdel. Je mange des huîtres délicieuses. Mummmm, elles ont le goût de la mer, de la fraîcheur. Jamais on n'a ce goût en Lorraine. Là, il semble qu'elles viennent d'être sorties de l'eau.
Nous prenons aussi des bulots, un vrai délice.

L'après midi nous redescendons un peu le long de la côte pour revoir les falaises de nos premiers amours, à côté de Ault, de Bois de Cise.
C'est vraiment très agréable, très doux.

Le soir, nous sommes bien fatigués de ces balades dans l'air marin. Nous allons manger à l'auberge de la dune à Saint Firmin le Crotoy. Très bon. Je mange à nouveau des huîtres et des côtes d'agneau des prés salés justes grillées. Un délice. M. se régale avec une marmite de poisson frais du jour, un délice.
Nous rentrons assez tôt et nous endormons vraiment très vite.
Le lendemain, nous allons à Quend plage. C'est marée haute vers 10h00. Le paysage change complètement quand la marée est haute; ça rétrécit tout. Nous faisons une longue balade sur la plage.
Il fait moins beau. Le ciel est couvert. Des embruns nous mouillent.
Puis nous repartons par Le Tréport. C'est une ville trop touristique, trop agitée à mon goût. Nous montons au-dessus des falaises de Tréport, vers Criel Plage. C'est très beau. La mer redescend. Mon chien s'en donne encore à coeur joie.

Puis il est l'heure de repartir.
Je n'ai aucune envie de repartir.
J'adore vraiment ces week ends avec mon amour. Ce sont de véritables ptits bonheurs.

RDV

Le rendez-vous est pris pour mercredi 4 mars à 14h30.
Voilà, j'avais juste besoin de l'écrire parce que je trouve que c'est bien lourd.
Appréhension, essai d'anticipation, émotion, impression de tourner une page ou plutôt de terminer un livre ouvert depuis bien trop d'années.
Quelque part, une grande fierté aussi.
Si si si , je ressens vraiment une grande fierté.
Je pense à mon frère. Tiens justement il a appelé hier mais j'étais absente.
En 2003, il a été très fier de moi aussi, de la façon dont j'avais tenu le dialogue, dont j'avais amené les choses. Il m'avait écrit que je l'avais épaté.
En 2009, j'appréhende de lui parler mais il comprendra, je vais lui expliquer.
Et ma soeur alors, va-t-elle encore plus se révolter? Va-t-elle enfin se libérer? Va-t-elle enfin arrêter de souffrir et de se punir?
J'ai confiance en la vie. J'ai confiance en ce qu'il va se passer.

vendredi 20 février 2009

changement d'heure

Voilà, en allant voir les paramètres de mon blog, je me suis aperçue que j'étais que le fuseau horaire du Pacifique, allez donc savoir pourquoi.
Je me suis remise à l'heure de Paris. Tout a été remis à la bonne heure.

Mais j'aimerais bien aller visiter les îles du Pacifique.

l'hiver est toujours là

Et voilà. Il a encore neigé cette nuit. Pas beaucoup bien sûr, juste une petite poudrée mais tout de même. L'hiver n'a pas fini son périple dans notre région.

Hier, ma promenade s'est effectuée en ville. Le mot ville est un bien grand mot pour parler de ce gros bourg. Mais bon, je ne peux pas parler de village. C'est trop gros et ça n'a pas l'âme d'un village.
J'ai donc emmené Dum pour son baptême de ville. Sur la grand place du bourg haut, je l'ai promené en laisse courte. Il s'est très bien comporté. Il a reniflé partout, il allait de droite et de gauche très vite. Il en avait des choses à découvrir. Il a laissé les passants tranquilles. C'était là ma plus grande appréhension. Mon chien aime dire bonjour à tout être vivant qui passe (animal ou humain). Il n'est pas méchant mais impressionnant par sa grandeur. Avec ce que les médias nous rapportent, les gens ont maintenant très peur de tout chien qui à une certaine taille.
C' est un beauceron. Il mesure 65cm environ au garrot. Il est très fin et haut.
Je suis fière de lui. Je renouvellerai l'expérience et un jour, quand je me et le sentirai prêt, je l'emmènerai sur le marché du samedi matin. Mais ça, ce n'est pas encore pour tout de suite.
De toute façon, je préfère de loin aller me promener dans les grands espaces avec lui.
Son éducation passe cependant par la connaissance de lieux différents avec des êtres différents, des odeurs différentes et surtout de multiples bruits différents.
Je suis très fière aussi quand je vais au dressage avec lui. Là-bas, les éducateurs l'aiment beaucoup et me complimentent souvent sur son équilibre, sa beauté corporelle, son écoute, sa gentillesse. Pour moi, je ne le vois pas plus beau que les autres, ni meilleurs mais tout de même ces compliments me font très plaisir. C'est mon chien.

Je n'ai pas avancé dans mes meubles de salle de bain parce que le sol n'est pas plat et je dois trouver une solution pour ne pas que le meuble qui portera l'aquarium soit bancal. Je vais m'y attarder aujourd'hui.

Depuis hier, ma gorge se rappelle à nouveau à moi. Là non plus je n'ai pas avancé. Je peux réussir à me débarrasser de ce boulet.

J'ai remarqué que les dates de mes messages sur ce blog n'étaient pas à jour. En fait, quand j'écris le matin, mes messages s'enregistrent avec la date du jour d'avant. Ce n'est pas grave.

jeudi 19 février 2009

remplacer le bidet

Nous avons changé les sols de la salle de bain et de la cuisine.
Dans la salle de bain, nous avons profité de ce changement pour supprimer le bidet, élément inutile dans sa fonction première et ne servant plus qu'à accueillir les magazines destinés à la lecture lors du passage sur le trône de la maison.
Ce bidet a sans doute toute une histoire. Il a dû en voir passer des personnes.
Quand j'étais petite, nous en avions aussi un dans notre salle de bain. il ne servait à rien non plus. Moi je l'utilisais comme baignoire pour mes poupées ou comme piscine pour mes playmobil. Je touvais ce petit lalvabo bien à ma taille.
En grandissant, j'ai connu son utilité première. Surtout il y a 2 ans, quand je suis allée en Italie. Là-bas, il y a des bidets partout, à côté de chaque toilette. Les Italiens l'utilisent après chaque passage sur le trône. C'est toute une éducation.
Donc voilà que notre bidet a fini sa course dans le jardin en attendant de partir à la déchetterie.
A sa place, nous avons décidé de placer un bac à plantes. J'ai mes idées. M. pourrait me fabriquer ce meuble, j'aime tellement quand c'est lui qui façonne mes idées. Il a déjà fabriqué tous les autres meubles de la salle de bain et ils sont très beaux, je les aime beaucoup. Cependant , là je suis pressée. Je décide d'acheter des cubes de bois. Hier je les ai vernis pour les protéger de l'humidité.
J'en ai placé 2 l'un sur l'autre et un 3ème devant pour faire une forme d'escalier. Sur le plus haut, je mettrai un aquarium à plantes. C'est très beau un aquarium à plantes. Comme la salle de bain n'est pas trop lumineuse, j'ai acheté une lampe qui fabrique la lumière nécessaire aux plantes. Une Nanolumière!!!(quel drôle de nom). Puis, sur les conseils d'un magazine, j'ai acheté une belle fougère et des lierres pour mettre sur la marche du bas.
J'ai tout dans ma tête, ça va être rudement joli.
Aujourd'hui, le vernis va être sec, je vais pouvoir mettre en place le tout.
Il me tarde de voir le résultat.

Ce matin, le soleil est encore là, avec cependant un ciel nuageux. Il fait toujours très froid.

mercredi 18 février 2009

bruine et brouillard

En me levant, mardi matin, le ciel est tout couvert. Le brouillard est toujours là. Il pleut un peu, disons qu'il brouillasse. C'est un terme souvent utilisé ici pour dire qu'il y a du brouillard et de la pluie très fine en même temps.
Je ne lâche cependant pas mes résolutions et dès 9h30, je pars me promener. La brouillasse a fait fondre une bonne partie de la neige. Je peux donc aller dans la forêt, il n'y a plus de neige sur les routes. En route. Dum dans le coffre.
J'arrive dans la forêt, une vision de désolation m'attend. Les bûcherons et gardes forestiers sont à la tâche. Des dizaines de troncs jonchent le sol. Des très gros troncs. Je compte les cercles sur la tranche de certains, ils ont bien plus de 60ans ces arbres.
Il parait qu'il faut bien entretenir les forêts et que ces arbres n'étaient plus en bonne santé. Il est vrai que certains sont vrillés, d'autres sont pourris à l'intérieur. Mais bon, c'est un drôle de spectacle.
Le chemin de forêt est également très abîmé par le passage des engins forestiers. Quelle boue, quel désastre !
Bon tant pis, je vais marcher et j'arriverai plus loin que ces travaux.
Dum court dans tous les sens, saute par dessus les troncs, renifle à tout va. Il doit y en avoir des odeurs ici!!!
Je marche un bon quart d'heure pour enfin retrouver une forêt plus calme, plus posée, plus sereine. Je retrouve mes arbres, tout droit, pointés vers le ciel... Ouf !
J'adore les arbres.
Je reste sur le chemin forestier car la forêt est vraiment trop boueuse pour que je m'y enfonce. Je garde cela pour des jours meilleurs. Dum par contre s'en donne à coeur joie et fonce à travers les arbres. Il est crotté du bout des pattes jusqu'au dos!
Il me faut un moment pour vraiment me sentir bien dans la forêt. J'ai du mal à m'investir dans ma promenade. Je pense encore à tous ces troncs étendus. Et au loin, j'entends les bruits sourds des machines à tronçonner la vie.
Puis les oiseaux commencent à revenir, je les entends. Un geai traverse ma route pour aller se poser un peu plus loin. Il ne pousse aucun cri, il ne se sent donc pas en danger de ma venue. Je le regarde un instant.
Des passereaux sont là aussi, je les entends mais je ne les vois pas.
Ca y est, je me sens bien. La forêt est ressourçante pour moi. Que c'est agréable. Mummmmm, ça fait du bien.
Le vent fait bruisser le sommet des arbres.
Je ne sens même plus la bruine qui tombe toujours. Et ici, dans la forêt, j'oublie le brouillard. Je regarde parfois le ciel. Il est blanc. Je suis plus basse que le brouillard.
Belle balade.
Il est vraiment très important que je me force à partir les jours où je n'ai pas envie parce qu'une fois que je suis dans la nature, je m'y sens toujours bien. Il faut que je pense à cela.
Je devrais peut-être me faire un bon ancrage à ce moment-là pour que je puisse le retrouver facilement.
Parfois, malgré mes résolutions et mon chien qui me pousse à sortir, j'ai beaucoup de mal à me motiver au départ.
Cependant, je suis toujours si bien en balade.

Il faudra que je raconte ici l'ancrage de mes deux écureuils. Je me le note pour y penser un de ces jours.

Voilà.
Je n'ai pas pu raconter cette aventure hier. Je le fais ce matin.

Ce matin, c'est le soleil qui m'a réveillée. Il fait froid et très beau. Le soleil éclaire le jardin. C'est chouette. ça faisait bien longtemps qu'on ne l'avait pas vu.
L'herbe de notre jardin est bien abîmée. C'est la première fois que je la vois ainsi. L'hiver a commencé ici début novembre. Neige, verglas, gelée très forte, pluies torrentielles.... Je reste persuadée que la nature va bien faire les choses et que la verdure va revenir. Mais là, en regardant par la fenêtre, c'est difficile d'y croire tout de même. Le sol est lessivé, brun, boueux. Les pieds d'herbe ne semblent même plus accrochés à la terre. Quand on marche un peu, on arrache les racines. Le sol est détrempé.
Maintenant que la neige a fondu, je m'aperçois que les jonquilles sont déjà sorties de terre. Les feuilles mesurent environ 5cm. C'est chouette. Je me demande bien comment la nature fait pour encore être éveillée sous la neige, sous le gel. Quelle leçon ! Tout fonctionne bel et bien malgré des conditions météo difficiles.
Les mésanges sont là, elles ont sorti leur chant de printemps. Si si, en hiver elles ne chantent pas comme ça. Waouh, c'est très joli.
Bonne journée.

lundi 16 février 2009

neige et brouillard

Je suis en vacances cette semaine. Je me suis donnée comme bonne résolution de vacances d'aller me promener au moins une fois par jour dans la nature. Mon chien Dum m'accompagnera.
Ce matin, avant de me lever, j'entends le tracteur de la commune passer. Oh, jen suis sûre il a à nouveau neigé. Les voitures ne font que très peu de bruit quand elles pasent devant chez moi donc il doit y avoir de la neige sur la route. Tous les bruits sont assourdis.
Marc se lève avant moi. Il me confirme mes doutes. Il a bel et bien à nouveau neigé cette nuit comme toutes les nuits précédentes depuis presque 1 mois maintenant, à quelques exceptions près. Marc part au travail en bougonnant un peu, c'est dur de rouler sur la neige et ça roule au ralenti.
Je me lève tranquillement. j'admire le jardin sous la neige. C'est toujours très beau. Les oiseaux sont déjà affairés à becqueter les graines de tournesol que je place chaque soir dans la mangeoire que Marc m'a construite. J'ai aussi accroché hier des boules de graisse. Les mésanges adorent. Le rouge gorge est toujours là, quel gourmand celui-là. Le merle hésitant aime les cacahuètes, il faudra que je vérifie s'il en reste.
Un peu plus tard dans la matinée, les moineaux et le couple de tourterelles viendront eux aussi.
Je vaque à mes occupetions rituelles du matin puis vers 10h, je me prépare à partir.
J'enfile 4 épaisseurs, mon bonnet et tourne ma longue écharpe multicolore autour de mon cou. Je décide d'aller dans la forêt, il n'y a pas de chasseurs pendant la semaine. Mais je déchante vite car la route qui mène à la forêt n'est pas déneigée et je ne sais pas trop rouler sur la neige, moi. J'ai peur de rester bloquée là-bas.
Alors je décide de partir à pied depuis chez moi et j'irai dans le bois du village. Je prends Dum en laisse. Je suis contente, il adore aller se promener.
Je passe devant le cimetière. Je vérifie que personne n'est là et je lâche Dum. Il file à toute allure. Il est heureux. Il aime la neige.
Après le cimetière, je continue sur un chemin de champ. Il y a un épais brouillard. Je ne vois rien. Je surveille Dum du coin de l'oeil pour ne pas le perdre de vue. C'est très éblouissant. Le blanc de la neige se mêle au blanc du brouillard. C'est un véritable écran. Le soleil ne doit pas être loin au-dessus du brouillard et ça le rend encore plus opaque. Je marche. Je me retroune. je ne vois déjà plus les maisons du village. Je suis un point tout rouge au milieu de cette blancheur. J'arrive à l'orée de la forêt. Je décide d'y entrer. Tout est vraiment très calme. La neige étouffe tous les bruits. Je n'entends même plus le village au loin .
Dans la forêt, quelques oiseaux m'accompagnent; Dum court dans tous les sens. C'est très fatigant d'avancer dans la neige. ça monte, ça descend. Pouh lala, je suis fatiguée. J'arrive à l'autre bout du bois et me retrouve dans un champ cultivé. Comme le sol est gelé, ça ne risque rien et décide de revenir à la maison en passant par ce champ. Mais soudain, je me retrouve au milieu de ce champ, envahi par le brouillard, recouvert de neige. tout est trop blanc, tout est trop silencieux. Je suis fatiguée, mes jambes sont lourdes. Et puis, panique de chez panique, je perds tout point de re père. Tout est trop blanc. Cette nature de coton a tout mangé, les bruits, les repères de constructions, les traces de tracteur.... Je me sens perdue. J'appelle Dum et je lui parle. Il me rassure. Alors je reviens sur mes pas et je décide de revenir par le village que je retrouve en suivant un chemin de champ. Oh je n'étais pas bien loin. Mais d'où est venue cette peur soudaine de me faire avaler par toute cette blancheur.
Je suis rentrée. Ouf, quelle balade. Quelle sensation de liberté, quelle peur de s'isoler, quel bonheur de marcher.
A mon retour le couple de tourterelles est là, perché sur les dossiers de chaises longues. Elles sont toutes grosses, toutes ébouriffées. Je pense qu'elles se gonflent le plumage pour avoir moins froid.
C'était magnifique ! J'adore me promener ainsi. Rendez-vous demain.

samedi 17 janvier 2009

Bienvenue

Bonjour
Bienvenue dans ce partage d'instants, de pousse, de printemps, d'hiver, d'automne et d'été.
A très bientôt.