mercredi 17 mars 2010
L'hiver est terminé.
Et ptit bonheur du printemps bientôt là, les grues sont passées. Elles remontent vers le Nord. Toujours aussi élégantes, aussi majestueuses et aussi bruyantes. Leur cou tendu vers l'avant. Leurs longues ailes planantes ou à peine battantes. Magnifiques volatiles ...L'hiver est terminé. Nous n'aurons plus de grands froids. C'est une vraiment bonne nouvelle.
J'ai une pensée pour Coumarine vers qui ces grues volent. Peut-être passeront-elles au-dessus de sa maison de Belgique.
J'ai une pensée pour Francine qui n'a sans doute pas vu les grues passer depuis son appartement de Nancy. Je lui ai envoyé quelques pensées de mon jardin et de la verdure qui repousse!
mardi 16 mars 2010
Partager
Ce blog m'a ouvert les routes vers d'autres blogs que j'aime à découvrir, à lire. Quasiment quotidiennement, je vais à la recherche de nouveaux articles, de nouveaux commentaires, de nouvelles tout simplement. C'est intéressant. J'aime vraiment cette démarche.
Certains blogs, j'y vais une fois ou deux puis je n'y vais plus parce que je n'accroche pas. D'autres j'y vais quelquefois. Et pour trois d'entre eux, j'y vais chaque jour. Parfois même plusieurs fois par jour quand j'en ai le temps. Je lis les messages, les commentaires, les réponses, et je réagis ou pas.
J'ai l'impression de connaître une partie de la vie de ces personnes que je ne connaîtrai sans doute jamais en vrai, en réel, en chair et en os. Et ça honnêtement ça me dérange un peu, beaucoup même parfois. Pourquoi? Parce que pour 3 d'entre eux, je me sens vraiment très proches de leurs écrits, de leurs réactions, de leurs idées, de leurs mots et j'aimerais tant être assise à côté d'eux, buvant un thé (je n'aime pas le café!) et papotant. Oui j'aimerais avoir un rendez-vous en terrasse avec ces personnes. Nous aurions sans doute des discussions passionnantes. Ou faire une longue balade avec eux. Quel plaisir ce serait. Partager un instant, un vrai.
J'aime lire et pour eux, je suis juste Chris car mon blog à moi, je ne l'ai pas ouvert. Je ne me dévoile pas. C'est un peu froid de ma part parce qu'eux, ils s'ouvrent, ils partagent. Moi je ne fais que des commentaires sur leurs écrits.
Leurs blogs sont quasi quotidiens. Parfois même, je trouve qu'ils ressemblent à une page de journal.
J'aime poster un commentaire et ce que j'aime surtout c'est quand ils répondent à mon commentaire. Oui, parce que sur ces blogs, les auteurs prennent la peine, la plupart du temps, de répondre individuellement à chaque commentaire. Parfois juste un mot, juste une phrase mais aussi parfois un long commentaire. Il y a donc un réel échange. J'ai l'impression de leur parler. Et c'est important pour moi ce système d'échange. Avec tous les visiteurs,il y a comme une discussion qui s'installe. Et comme on se retrouve tous à chaque message, eh bien on commence un peu à se connaître. C'est passionnant.
Et puis aujourd'hui l'un des auteurs de ces blogs me demande d'ouvrir mon blog. Je ne sais pas quoi lui répondre. Mon blog ne ressemble en rien aux leurs. Mon blog est une suite de vécus. Et mon blog, je ne l'entretiens que vraiment occasionnellement. Même si j'ai envie d'y mettre plein de textes, ce n'est pas le cas aujourd'hui. Je ne m'autorise pas encore à écrire tout ce que je veux y écrire.
Et puis eux savent faire plein de trucs avec les textes : insérer des liens, des images, des vidéos...Moi je ne sais même pas souligner un mot !!!!!
Le langage HTML, c'est du chinois pour moi. Et je ne connais pas le chinois!!!!
Je vais me renseigner s'il n'existe pas un "le blog pour les nuls". ça m'aiderait sans doute.
Mon blog, je le veux plus riche, plus beau. Alors là je l'ouvrirai. Pas encore maintenant. Pas encore...
mardi 2 mars 2010
Famille
C'est quoi en fait la famille?
Alors ce soir j'ai décidé de chercher en moi, ce que pour moi est une famille.
Une famille, c'est des racines. Une famille, ça permet de se construire. Une famille c'est une histoire à raconter et c'est aussi une Histoire avec un grand H. Une famille c'est le passé, c'est ce qu'il y a à la base.
Une famille c'est une Histoire. Un jour il y a une arrière grand mère qui a vécu des tas de choses. Je ne remonterai pas plus loin que l'arrière grand mère parce que plus loin ce n'est plus ma famille, c'est de l'Histoire comme on apprend à l'école. Mon arrière grand mère paternelle s'appelait "ptite mémée" et son mari "ptit pépé". Je ne les ai jamais connus, je suis née après leur mort. Mon frère les a connus, du moins la ptite mémée car il peut en parler.
Mes arrières grands parents maternels, inconnus pour moi, je crois même que je n'en ai jamais entendus parler.
Donc ma ptite mémée et mon ptit pépé, mis à part leur surnom, je ne connais absolument rien d'eux et je ne saurai jamais rien. Personne ne me racontera leur vie.
Je trouve leurs surnoms bien jolis et cela sonne très doux à mes oreilles. C'est tout ce que je sais d'eux : une musique bien agréable à la prononciation de leur surnom.
Mes grands parents paternels étaient LA mémée et LE pépé. Quand on parlait d'eux, c'était toujours avec les articles LE et LA. Le pépé est mort quand j'étais encore toute petite et je n'en ai aucun souvenir. La mémée par contre a vécu et ma mémée a les mains les plus douces de la Terre. Quand j'allais chez elle, je me plaçais sur le fauteuil à côté d'elle et elle me prenait les pieds et me les caressaient avec ses mains usées par le temps. Quel plaisir. Quand j'écris ceci, je ressens encore ses caresses. Ses mains n'étaient pas chaudes mais juste un peu froides. Juste bien. Ma mémée, elle m'offrait parfois une pièce de 5 francs et je les gardais dans ma tirelire en forme d'écureuil. C'était même des pièces de 5 francs en argent pour certaines. Je les ai retrouvées un jour. Ma mémée elle habitait dans un village en bas d'une colline et le mini super marché, le RAVI qu'il s'appelait, était en haut de la colline. Alors avec elle, j'allais à la montagne (ma mémée elle disait comme ça quand il fallait monter tout là-haut faire les courses). Elle prenait une vieille poussette de bébé dans laquelle elle mettait son cabas (c'est comme ça qu'elle l'appelait son gros sac noir en cuir et il y avait un de ces fourbis dedans! Le fourbis c'est un mot de ma mémée et ça veut dire bazar). Nous partions toutes les deux et je poussais la poussette. Nous marchions longtemps et nous montions à la montagne. Qu'est-ce que ça grimpait! Arrivées en haut, on allait faire les courses au RAVI. A la caisse, la caissière donnait des timbres de fidélités qu'il fallait coller sur des collecteurs roses et la fois suivante on pouvait payer une partie des courses avec ces collecteurs. Il y avait des collecteurs de 10 francs et des collecteurs de 1 francs. Je me souviens du goût que les timbres laissaient dans la bouche quand il fallait les humecter pour les coller. Ma mémée gardait précieusement ces timbres dans son cabas. Puis on passait à la boulangerie du RAVI et elle m'achetait un petit pain au chocolat pour me récompenser de ma montée à la montagne. Encore aujourd'hui mon pêché mignon est le petit pain au chocolat ! Ma mémée mettait toutes ses courses dans la poussette et nous redescendions.
Au pied de la colline, nous passions chez la fruitière pour acheter de la crème fraîche et du comté (oui je suis franc comtoise et un frigo sans comté ça n'existe pas chez nous!)
Ensuite nous repartions pour la maison de ma mémée, et je poussais la poussette. Ma mémée me disait toujours de bien rouler sur les trottoirs et de faire attention aux voitures qui pourtant n'étaient pas trop nombreuses dans son village.
Quand je dormais chez ma mémée, elle me lavait dans son grand évier à un seul bac, carré. Elle faisait chauffer de l'eau sur son poêle à charbon en hiver ou sur sa gazinière en été et elle versait cette eau dans l'évier. Moi je grimpais dans l'évier et ma mémée me lavait avec un gant de toilette qu'elle tricotait. Ah ça, ils n'étaient pas doux ses gants. ils étaient très rêches. C'était tricoté dans du coton fin pas doux du tout. Et ma mémée, elle frottait fort : les oreilles, les genoux, les coudes, les fesses, le cou....Puis elle me rinçait avec de l'eau et ses mains toutes douces. ça c'était très agréable.
Elle n'avait pas l'eau chaude au robinet tout comme elle n'avait pas le chauffage central. A la cuisine elle avait un poële à charbon et j'allais chercher un broc de galets de charbon à la cave. Et au salon, elle avait un poële à mazout. Beurk, ça puait.
Au salon, elle avait trois horloges. Il y avait un coucou. Quand je venais dormir, elle l'arrêtait la nuit sinon il faisait coucou toutes les heures avec le petit oiseau qui sortait.
Elle avait une très belle horloge comtoise qui ne marchait pas toujours parce qu'il fallait la remonter. Même il y avait deux clés. Une pour la sonnerie et une pour le l'heure. Elle sonnait très grave. Et j'aimais le bruit du balancier.
Il y avait une horloge murale, à balancier. Le balancier avait un bruit très grave, très profond. J'adore encore aujourd'hui entendre ce bruit.
Voilà pour ce soir. J'étais partie à définir le mot famille et j'arrive à écrire sur ma mémée.
Je voulais juste placer ma réflexion que j'ai eue sous la douche tout à l'heure.
Je rêve d'avoir une famille mais une famille ça ne se construit pas puisque c'est des racines. Sans racine, je m'écroule.
Et puis ce soir, sous la douche, je me suis posée cette question : "Est-ce qu'on est dans le vrai quand on a une famille et qu'on est famille? Ou est-ce qu'on est dans le vrai quand on est indépendant, qu'on n'a pas de famille et qu'on n'est donc pas famille?" Chez les animaux, il n'y pas de famille. Les animaux grandissent et font des clans chez certaines espèces. Mais le lien familial n'existe pas. Et l'homme est un animal à la base, non?
samedi 19 septembre 2009
Le temps passe...
La cérémonie se termine. Les clochent sonnent à tout va. Les motos vrombissent. Le tracteur attend. La foule se presse en bas des escaliers de l'église et attend.
Dans la foule, je remarque une dame. Je la connais. C'est sûr. Je suis même persuadée de bien la connaître. Je la regarde. Elle ne me voit pas. Mais qui peut-elle être? Elle semble bien attentive au jeune couple qui est là. Elle court partout. Elle connaît plein de monde. Je l'observe. Je la connais, c'est sûr.
Je ne suis pas très physionomiste et je ne réussis pas à replacer cette personne dans mes souvenirs, ni même dans un certain contexte. Je la connais, c'est sûr.
A force de voguer d'une personne à l'autre, elle se retrouve en face de moi.
"Oh, je vous reconnais, vous êtes maîtresse C.?"
"Oui, il me semble bien vous connaître."
"Mais oui, attendez mon fils est là. Attendez je l'appelle. Laurent, Laurent, viens voir qui est là."
Alors là, un magnifique jeune homme, dans un superbe costume gris perlé, s'avance vers moi avec un grand sourire.
"Ah maîtresse C. Je vous reconnais. Je suis Laurent E. De Villerupt."
"Ben écoute, je me souviens bien de ta maman mais toi je ne t'aurais pas reconnu. "
"Mais si, moi je vous reconnais bien. "
......
La cérémonie continue. Nous devons partir pour une autre salle.
J'observe cette dame et son fils. Tout de même, c'est un beau jeune homme. Il a 20 ans !!! A quel âge est-il passé dans ma classe????
Au moment de former le cortège de voitures, je vois cette dame monter dans une belle voiture toute fleurie, juste derrière le couple du jour.
Tiens, elle connaît donc bien les mariés. Serait-elle de la famille? Je me renseigne autour de moi mais dans mes connaissances, personne ne peut m'informer.
Il se met à pleuvoir. Que dis-je pleuvoir!!!! Non, il tombe des trombes d'eau, d'un seul coup. M. qui fait partie des motards qui accompagnent le cortège, se retrouve trempé jusqu'aux os. Après l'apéritif, il me dit qu'il rentre se changer, il a très froid.
Je l'accompagne car je veux vraiment savoir qui est ce jeune homme et de quand date notre première rencontre.
En arrivant à la maison, je sors de suite mon cahier de photos de classe que je tiens à jour chaque année et je retrouve en effet le PETIT Laurent que j'ai eu comme élève alors qu'il avait .....4 ans!!!!!! Mais oui, ça y est je me souviens bien de lui.
Je m'étonne alors qu'il se souvienne aussi bien de moi.
La soirée continue avec le repas et Laurent est toujours là avec sa mère. Je comprendrai bien plus tard que Laurent est le frère de la mariée et donc cette dame est la mère de la mariée.
J'ai un peu discuté avec elle et elle m'a remémoré des souvenirs, des anecdotes de cette année-là, notamment avec la psy scolaire, avec l'ambiance de l'école... Je ne me souvenais pas de tout ça dans ma mémoire immédiate mais elle oui. C'était en 1993/1994. Ma 2ème année d'enseignement. Ses mots ont alimenté ma mémoire et oui, je me suis souvenue de ces années.
Eh bien ça m'a fait bien plaisir de revoir ces personnes. Et surtout, quelque part, j'ai été très fière de voir comment ce petit bonhomme s'est transformé en aussi beau garçon !!!!!!!!!! Et un peu aussi contente qu'il se souvienne de moi !
Le lendemain, nous sommes invités à un anniversaire. Tout se passe dans une salle. Il y a des jeunes, des moins jeunes.
Parmi eux, un nouveau beau jeune homme, vraiment très classe, dans un pantalon noir, haut noir, physiquement très classe. Une petite boucle d'oreille discrète. Vraiment un très beau jeune homme. Riche de mon expérience du samedi, je me dis que je connais ce jeune homme. C'est sûr, ce doit être aussi un ancien élève. Il me dit quelque chose. Je me renseigne sur lui auprès de l'organisatrice de l'anniversaire. Elle m'annonce que c'est Mehdi M. Mais oui, lui aussi je l'ai eu dans ma classe. D'ailleurs il était dans la même classe que Laurent.
L'hôtesse le hèle et il s'approche. Il s'approche avec un grand sourire. Il réfléchit un instant. Puis il me dit :
"Mais oui, je me souviens, vous aviez une coupe au carré et frisée. Mais oui, je me souviens."
"Eh oui, Mehdi. Je me souviens bien de toi. Tu as vraiment beaucoup changé mais tu as gardé tes yeux. "
Nous discutons un court instant. Il a 20 ans, il en avait 4 quand nous nous sommes rencontrés.
Encore un fois je me questionne quand à la précision des souvenirs de ces "gamins"!!!!!!
Mais encore une fois, une certaine fierté m'envahit quand je le regarde et que je vois devant moi un jeune homme vraiment très beau, très poli, très classe, vraiment très classe. Je suis contente.
En rentrant à la maison, j'ai voulu aller voir si l'image que j'avais de Mehdi à 4ans était bien exacte. Mais il était absent le jour de la photo. C'est écrit sur mon cahier. Alors je fais confiance à ma mémoire pour me dire que, vraiment, il a bien changé!
Bon c'est vrai que ça m'a mis un petit coup de vieux. Une génération est passée. Mais ce fut deux réels ptits bonheurs de re-rencontrer ces deux personnes.
mardi 4 août 2009
Ma tarte préférée


dimanche 2 août 2009
Un ptit bout de mon jardin
Tiens, j'ai envie de faire un zoom sur mon jardin d'aujourd'hui.
Nous avons également libérer un petit coin de potager. Quelques radis.
Ils sont un peu forts mais c'est tellement bon de manger ce que j'ai semé !Les pruniers du verger sont bien chargés cette année et les prunes commencent à être bonnes selon leur variété. Celles-ci sont grosses et ressemblent à des reines Claude, en violet ! Elles sont bien sucrées.
Un autre prunier nous offre de belles prunes violettes également, plus petites. Elles tombent et font le bonheur des guêpes, abeilles et autres insectes. Je ferai une tarte cet après midi. 
Un mirabellier, dans un autre coin du verger nous tend ses fruits encore verts. il faut attendre fin août pour les déguster. 
Un vieux pommier n'offre plus de pommes. Il a quelques maigres feuilles toutes tâchées et semble mourir de vieillesse. Il a une jolie forme courbée.
Plus loin de vieux poiriers nous offrent de petites poires toutes tâchées. Elle ne sont pas encore mûres, cependant quelques unes tombent déjà et font le bonheur de Dum qui adore les poires. Il les déguste méticuleusement avec ses dents de devant. Vivement l'automne car je les aime beaucoup ces poires. Quand je rentre du travail le soir, je vais en cueillir et je me régale. 
Dans un autre coin du jardin, laissé à l'abandon pour les hérissons et les oiseaux, il y a de vieux groseilliers que je taille très ras chaque année donc ils ne donnent plus rien. Puis ils se font envahir par les orties, le liseron, les mousses et quelques ronces. C'est bazar ce coin, avec son charme. J'y ai découvert des mûres qui feront une bonne tarte dans quelques semaines. Je me régale par avance. C'est ma tarte préférée. 
Ah j'oubliais les noisettes ! Là-bas, tout au fond, près de la clôture. Le noisetier est bien chargé. J'ai essayé d'en croquer une, l'amande est bien formée mais pas encore assez grosse. Je me suis régalée tout de même. Les noisettes fraîches sont un délice. Il faut veiller, sinon les perces oreilles se régaleront avant moi !
Dans mon jardin, malgré la pluie, les températures vraiment pas très hautes, il reste quelques fleurs. Les roses s'essaient à rester belles, les gouttes de pluie tentent chaque jour de les décourager. Elles résistent. Les roses fuschia et les roses oranges que nous avons plantées l'an dernier nous offrent un très beau spectacle.

Le long de l'allée, il y a 3 ou 4 ans, Coralie s'était préparée un bout de jardin. Quelques plantes poussaient. Elle a abandonné la partie. Cette année, j'ai repris ce petit bout et y ai lancé quelques graines de fleurs trouvées au fond d'un tiroir. Ma foi, le résultat est bien joli. 
Sous le marronnier poussent depuis plusieurs années déjà, de belles fleurs rouges. Elles se préparent longuement dès les premiers jours de printemps, vers mars, les feuilles sortent de terre et forment un bouquet de longues feuilles vert foncé. Et ce n'est que vers fin juillet que les fleurs apparaissent sans prévenir. Je ne connais pas ces fleurs. Elles sont bien jolies et d'un beau rouge.
J'ai oublié de prendre des photos des marrons et le marronnier. Il est tellement majestueux et superbe cet arbre qu'il mérite bien un article à lui tout seul! J'y veillerai.
lundi 27 juillet 2009
Un anniversaire gargantuesque
Réveil à 7h00, jeudi 23 juillet au matin. Départ vers 8h00.
Il ne fait pas beau. Je bougonne, je ne sais même pas où je vais !!!!!!!!!
M.prend l'autoroute en direction du Luxembourg. Tiens, nous arrivons à l'aéroport. Ah bon, on prend l'avion.
Je ne suis pas très fière, pas très à l'aise de ne pas savoir. Pourtant je fais celle qui reste digne, neutre. Mais ça bouillonne à l'intérieur. J'aimerais bien savoir, moi ! M. est tout sourire de sa surprise et de l'effet que cela a sur moi. Il jubile je crois ! Un peu inquiète tout de même, je dois aller aux toilettes.
Alors M. me donne un cadeau et me dit d'aller l'ouvrir en allant aux toilettes.
Je prends ce petit paquet emballé dans un papier rose à pois jaunes et je vais l'ouvrir. A l'intérieur je découvre le guide Géo, le guide du Routard et un petit guide sur Rome.
Waouh!!!!!! Je pars donc pour Rome !!!!!!!!Waouh, M. m'offre un voyage pour Rome pour mon anniversaire !
Alors là, c'est trop génial.
Je ressors avec un sourire jusqu'aux oreilles et vient embrasser M. avec passion.
Nous allons enregistrer les bagages et hop, embarquement. C'est un petit jet Luxair d'une cinquantaine de places. J'ai un peu peur au décollage mais M. est là.
Je me détends en lisant mon livre de chevet du jour.
1h30 plus tard, nous atterrissons à Rome. Temps magnifique, 36 degrés au soleil.
Un taxi collectif nous emmène au Palace Ludovisi, hôtel situé au coeur de Rome, près de la place d'Espagne. 5ème étage, chambre 502.
Je suis heureuse.
Il fait une chaleur étouffante. Mon corps souffre quelque peu. C'est sûr, quand on passe d'un été lorrain à 13 degrés de moyenne journalière à un été romain à 30 degrés !!!!!!ça change vraiment !
Voilà, j'ai passé un magnifique anniversaire avec M., à visiter Rome. C'est une ville merveilleuse. Tout est immense, grandiose. Ils étaient vraiment fous ces romains de faire de tels constructions, bâtiments........
Colisé, Palatin, Vatican, toutes les places plus belles les unes que les autres, les ruelles.... Je raconterai ça ici avec des photos. Mais aujourd'hui je veux juste partager ce bonheur, ce voyage avec M. C'était un réel ptit bonheur de 5 jours.
Merci mon amour.
mardi 14 juillet 2009
Confiture de rhubarbe
1ère tâche : Épluchage. Je m'installe dans le jardin.
Je trouve les épluchures bien jolies. Elles sont en spirales.
2ème tâche : Coupage. Je coupe tous les "côtons" en petits cubes que je mets dans un grand faitout.
3ème tâche : J'ajoute du sucre, un peu moins que la masse de rhubarbe.
4ème tâche : Cuisson. Je me demande s'il faut couvrir ou non le faitout. Ce n'est pas écrit dans la recette. Je couvre et je laisse cuire. C'est écrit environ 30minutes. Cependant, au bout de 30 minutes, moi ça ne fige pas sur une assiette froide comme c'est écrit dans la recette. Alors je pousse la cuisson à 45 minutes mais ça ne fige toujours pas. Alors je me dis que ça doit quand même aller. Je mets la confiture dans les verrines.
5ème tâche : Refroidissement
6ème tâche : Le lendemain, la confiture n'a pas du tout prise alors je la recuis en ne mettant pas le couvercle sur le faitout. J'ai lu qu'il fallait laisser l'eau s'évaporer. Je recuis 20 minutes environ et je reverse dans les pots.
7ème tâche : Refroidissement
8ème tâche : Dégustation C'est excellent. J'adore. Et depuis, chaque matin je savoure ma fabrication ! Je suis fière de moi. C'est quand même bien meilleur que la confiture du commerce ! Mummmm, je me régale.
mercredi 8 juillet 2009
Le hérisson
"Ce qui est important ce n'est pas de mourir (ou la façon de mourir). Ce qui est important c'est de savoir ce que l'on fait au moment de mourir. Et toi, tu étais prête à aimer."
Film magnifique.
Renée, méconnaisssable grande actrice française et géniale au sens de la racine du mot génie. Kakuro, un voisin japonais rempli de sagesse. Paloma, une fillette géniale et très présente.
Un graphisme extraodinaire, des dessins superbes.
Magique.
Une tranche de vie. Une vision de la vie tellement propre, superbe. Une très belle et très parlante leçon.
Chaque mot, chaque moment, chaque dessin sont magiques. De nombreuses idées de vie, d'envies.
Je me suis offert ce soir un cadeau merveilleux en allant seule voir ce film. Quelque chose m'a dit "vas-y"et m'a poussé à aller savourer ce spectacle de vie. J'y suis allée, c'était un appel très fort.
Merci et bravo.
mardi 7 juillet 2009
TGI
T G I, ça pourrait faire penser à un train à grande vitesse. ça pourrait faire penser à une entreprise de Très Grande Industrie. Non. T G I , c'est un Très Grand lieu où on attend. On attend, on attend, on attend. Quand j'y suis rentrée, un policier m'a de suite interceptée et fait passer sous un portique à métal. Boooooop. Madame, qu'avez-vous dans les poches? C'est mon portable. Posez le sur cette table et repassez. Je repasse, tout va bien. Présentez moi le contenu de votre sac. J'ouvre mon sac et il regarde. ça ne lui suffit pas, il faut que je soulève les différents objets de mon sac pour qu'il en voit le fond. Il y a un de ces bazars dans mon sac. C'est bon, je ne suis pas armée, je peux passer.
Asseyez vous et attendez.
Il y a au moins 50 personnes dans ce hall d'entrée, ça sent la sueur, les murs sont marrons foncés un peu détériorés. Il fait chaud. Je trouve une chaise libre.
Personne ne se connaît pourtant des conversations se lient de suite. Certains se plaignent. Ma voisine traîne dans cette salle depuis 10 ans. 10 ans!!!! 10 ans de rendez-vous annuels, bien précis, toujours au même endroit, toujours les mêmes demandes...(ça me fait penser à la chanson de Patrick Bruel "on s'est donné rendez-vous dans 10 ans, même lieu, même jour, même heure...)Mais comment font les gens pour s'aimer à ce point et continuer à se donner rendez-vous pendant autant d'années sans jamais concrétiser? Quel besoin vital nourrissent-ils pour à ce point être certains de se retrouver l'an prochain? Intéressante réflexion.
D'autres sont contents parce que c'est là, la fin de leur parcours. C'est aujourd'hui qu'ils gagnent!!! Gagner quoi??? Je ne sais pas. Mais ils gagnent et ils en sont heureux. Toujours cette relation gagnant/perdant si importante pour tant de gens.
D'autres ont le regard vide. Ils sont courbés, semblent porter le poids de .... Assis, les avants bras appuyés sur les cuisses. C'est lourd. Trop lourd. Vont-ils s'affaisser encore et encore?
Il fait chaud.
Je le vois. Il est là. Je n'irai pas m'asseoir à côté de lui ; pourtant une place vide de chaque côté de lui m'y invite. Mais non. Je n'en ai aucune envie. Habillé dans son sempiternel costume de couleur neutre que je trouve sombre, cravate, chemise blanche. Il n'a pas changé, il est comme je l'ai laissé 10 années plus tôt. Extérieurement du moins. Pour le reste je ne le sais pas et je ne cherche pas à le savoir. Il attend.
J'ai pris un roman parce que je sais que l'attente sera longue. Je ne réussis pas à le lire. Il y a trop de choses à observer, à regarder, à écouter, dont je veux m'imperméabiliser.
Je ne suis pas vraiment à l'aise.
Il fait chaud.
J'ai peur, un peu peur.
Il fait chaud.
RDV à 15h.
A 17h30, la greffière nous appelle.
Une salle immense. Deux femmes, là-haut, assises derrière un bureau, sur une estrade à au moins 1m au-dessus de nous.
Nous, à la barre, à la même barre. Je trouve ça comique d'ailleurs. Chacun de nous s'accroche à SON bout de barre.
La juge expose les faits.
Il prend de suite la parole avec son grand costume gris (il n'est pas gris en vérité, il est plutôt verdâtre mais là je le trouve gris!) pour annoncer qu'il ne demande pas de versement financier. Et voilà, la phrase est tombée. C'est un gentil monsieur en costume gris qui ne demande pas d'argent. Donc tout va bien.
"Vous êtes d'accord madame?"
Je me sens si mal.
Il fait chaud et ces deux femmes sont si haut. Impossible de nouer un quelconque dialogue. en plus l'une d'elle annonce qu'elle est en fin de journée, qu'elle est fatiguée.
Oui je suis d'accord cependant je vous avais envoyé un courrier pour notifier certaines réserves. Votre courrier ne nous est pas parvenu. Je montre l'accusé de réception qui le prouve. Ah bon, oh ben on le retrouvera bien. Que contenait ce courrier? 4 choses. Je n'en retrouve que 2 de mémoire, je me sens si écrasée par la chaleur, par la hauteur de cette estrade, par ce costume gris qui ne demande pas de pension!
Orthodontie accordée ! Visite chez le médecin, ben madame, bien sur qu'il va le faire! N'est-ce pas monsieur.?
Pour le reste, impossible de trouver mes mots.
Voilà, je rendrai mon jugement le 25 juin. ce n'est pas la peine que vous reveniez, vous recevrez un courrier.
Ouf c'est fini.
Il fait chaud.
Je sors de cette salle.
Il me suit.
Je sors du TGI.
Il me suit.
Il fait chaud.
"T'as 5 minutes? On peut parler?"me lance derrière moi le costume gris.
"NON!"sans me retourner
Pas un regard. Je fonce vers ma voiture. N'importe quoi, il veut que je l'écoute maintenant? N'importe quoi. Je n'ai pas eu le roit de choisir le lieu de rendez vous alors je ne lui accorde pas le droit de choisir le lieu de discussion. Na !
Ouf, c'est fini.
Plus tard...
Je mettrai 2 jours à raconter à Marc mes ressentis.
Je suis en colère contre Coralie car c'est à cause d'elle si je me suis retrouvée dans ce lieu de RDV que je n'ai pas choisi. Je lui ai exprimé ma colère 1 mois après. Nous avons bien parlé. ça nous a fait du bien à toutes les deux.
Je suis en colère contre Laurent parce que je ne me suis pas sentie respectée et il me semble qu'il a perdu toute confiance en moi. Je ne lui exprimerai pas sauf ici.
C'est fini. Il ne fait plus chaud.
Coralie est partie le 2 juillet à 18h30. Vers une nouvelle expérience de vie.
Je l'aime et je me sens aimée. Je lui souhaite de très belles expériences. J'ai grande confiance en elle et je sais qu'elle saura trouver son chemin. Je suis fière de ma fille et de moi aussi.
J'ai réussi à écrire 5 lignes à Laurent pour lui souhaiter de belles expériences avec sa fille. Je lui ai aussi écrit que j'étais très fière de moi (eh oui!), de Coralie et de lui aussi pour ce que nous nous offrions chacun comme choix de vie. Je lui ai aussi écrit : "Coralie est une fille formidable à qui sait l'apprivoiser". J'ai posté la lettre hier.
Voilà.
mercredi 20 mai 2009
Mon chemin
Je vois ma vie comme un chemin. Je pense que je ne suis pas maître de tout ce qui m'arrive. La vie m'offre des expériences à vivre que j'accepte plus ou moins facilement, de plus en plus facilement.
Voici ce que j'ai écrit ce matin. Et j'aime bien mes écrits. J'ai réussi à transcrire réellement ce que j'ai en moi. Un copier-coller sera donc l'idéal.
"Devant moi, je vois un chemin avec des carrefours. Toujours un chemin qui va de l'avant, pas de demi-tour, c'est bizarre, non? Je vois un chemin parce que j'ai envie d'avancer dans ma vie. Si je ne voyais plus ce chemin, c'est que je serais arrivée. Où? Dans un magnifique lieu, calme, serein, coloré, au milieu de nature verdoyante, entourée de chants d'oiseaux et de bruissements d'herbes folles, avec une vue infinie sur le lointain fait de montagnes, de vallées, de champs, de ciel bleu et de légers nuages blancs, le vent frais amenant ses odeurs de fleurs, d'arbres et d'animaux. J'y serais assise sur un banc de pierre, adossée à une petite maison en pierre avec une chaleur douce tout en moi. Je pourrais même y savourer une raie de chocolat au lait que je m'appliquerais à faire fondre entre la langue et le palais avant de l'avaler. Rien d'extraordinaire. Mon chemin me mène vers ce lieu et je vis au rythme de ce que la vie m'offre, positif ou négatif, difficile ou léger, agréable ou puant. L'idée pour moi, est de regarder mon chemin en pensant que demain est un autre jour, que le soleil va se lever et qu'un autre jour va s'offrir à moi. Sans chemin, je pense que je ne réussirais pas à vivre."
Il n'y a pas si longtemps que ça, je me sentais bloquée à l'intersection des pattes d'un Y à chercher à choisir la branche droite ou la branche gauche. Je ne réussissais pas à choisir. C'était devenue une quasi obsession parce que l'image de ce Y apparaissait très souvent en moi, souvent quand je rencontrais un obstacle qui me paraissait insurmontable. Certains jours, j'écrivais sur mon journal que j'avais enfin choisi la droite, quelques jours plus tard je revenais sur mes dires et annonçais que j'avais enfin choisi la gauche. Trop difficile de rester sur le chemin de droite. Longtemps je pense j'ai fait quelques pas à droite puis je m'empressais de revenir à la fourche du Y et je repartais à gauche pour faire quelques pas et je revenais à la fourche et je repartais à droite.... Je pense que j'ai longtemps "joué ou dansé" ainsi : trois pas en avant à gauche, trois pas en arrière, trois pas en avant à droite, trois pas en arrière....
Je crois sincèrement aujourd'hui que je ne vois plus ce Y et j'avance. Je suis sur un chemin qui ne ressemble plus du tout à ce Y. Mon chemin est un sentier sinueux qui tourne parfois à droite , parfois à gauche et il va toujours de l'avant. Il y a des carrefours qui souvent m'apportent une rencontre, une richesse, une douleur, une tristesse... Je vois ces chemins comme des apports de nouvelles expériences qui viennent se greffer sur mon chemin qui continue vers ma petite maison en pierre. En écrivant ceci, je pense vraiment que j'ai trouvé mon chemin, ma vie.
J'aime mes mots de ce matin.
mercredi 15 avril 2009
Cardère des villes

Adoptez une Cardère des villes
En 1989, il ne restait plus qu'un vieux sac de graines de Cardère, oublié dans le tiroir d'un négociant de Tarascon. La Hulotte l'a tiré de là. Elle a récupéré ce trésor et elle l'a semé. La plupart des graines avaient perdu leur pouvoir germinatif mais certaines ont germé. La Hulotte a alors diffusé ces graines à tous ces lecteurs volontaires pour cultiver chez eux, dans leur cour, dans leur jardin... cette petite miraculée. Plus de 12000 lots sont ainsi sortis de terre en quelques années...."
Vous aussi, vous pouvez adopter chez vous une belle Cardère. Simplement en envoyant une enveloppe timbrée à votre adresse + un timbre supplémentaire de 0,56 € pour participation aux frais. Par retour vous recevrez un sachet de graines de la Cardère des villes, accompagné de tous les conseils utiles pour r
éussir à votre tour la culture passionnante de cette fleur amoureuse des papillons et des chardonnerets, aussi belle en hiver qu'en été et pas envahissante pour un sou. Continuons cette chaîne de la Cardère et faisons revivre cette jolie plante dans nos jardins, aux 4 coins de l'hexagone et plus loin encore.Pour obtenir vos graines :
La Hulotte
8 rue de l'Église
08240 Boult aux Bois
N'oubliez pas de diffuser vos premières graines autour de vous quand vous les récolterez.
Premier...
Première tonte.... quel plaisir, que d'odeurs et quelle joie de voir son jardin tout net.
Première feuille.... quelle beauté.
Première lessive séchée dehors... quelle odeur de porter ensuite ces vêtements.
Première sieste au fond du jardin....quelle douce chaleur envahie tout mon corps.
Premières fleurs qui annoncent l'éclosion de toutes les couleurs de la nature.
Premier apéro pris sous le marronnier....quel bonheur.
Premier repas de midi, entre amis, sous le marronnier...quel ptit bonheur.
Tous mes sens en éveil sont comblés par le retour du printemps. Mon voisin plus pessimiste me lance un "Attention, les saintes glaces ne sont pas passées." Moi, je suis vite partie acheter des bottes d'oeillets que je me ferai grand plaisir de replanter cet après-midi. Et aussi deux grands pieds de lupins. L'an dernier, le pied que j'avais mis n'a pas repris. J'aime bien les lupins. Le jardin de ma grand-mère en était envahi.
Voilà ! Premier des premiers qui se renouvellent chaque année. Les grues ne s'étaient pas trompées. Les grands froids sont bien terminés.
mardi 14 avril 2009
Balade
Nous partons nous balader à la fraîche. Cette expression prend tout son sens ce matin.
Mon chien court devant comme à son habitude. Nous passons devant le cimetière, traversons les champs et arrivons dans le bois, le bois de M. Il se plaît en effet à dire que c'est SON bois tant il apprécie et se plaît ici.
C'est magnifique.
La luminosité matinale est exceptionnelle. Sous les arbres, la brume est un peu là et semble flotter entre deux airs.
Les sols sont couverts d'anémones blanches parsemées au milieu de leur feuillage vert foncé. Quelques coucous jaunes rehaussent ce ton. De jolies violettes naissent sur les talus.
Et surtout les feuilles des arbres naissent à la lumière dans un vert si tendre, vert propre à cette période de printemps que nulle autre saison ne verra. Ce vert si clair, si jaune n'est là que pour quelques jours. Les feuilles sortent à peine de leur bourgeon.
Certaines sont encore recouvertes du fin et doux duvet qui les protégeaient dans le bourgeon. D'autres pointent déjà leurs formes vers la lumière.
C'est alors que l'air de la chanson de mon enfance apparaît : "Orme charme ou tremble, nul arbre ne tremble, au loin le bois semble, un géant qui dort...."Et son air me hante et me fait chanter de ptit bonheur.
Les dernières feuilles mortes de l'automne jonchent encore le sol. Il est plaisant de traîner les pieds dedans.
Les oiseaux sont forts présents par leur chant. M. s'amuse un instant à répondre à l'un d'entre eux. L'échange est lancé. M. sifflote en essayant d'imiter l'oiseau. Celui-ci lui répond. C'est amusant. M. essaye d'espacer les sifflets et l'oiseau semble attendre avant de répondre. M. essaye alors de varier le nombre de sifflets mais rien n'y fait, l'oiseau répond par deux ou trois "pit pit pit". La communication dure quelques minutes et nous passons notre chemin. Nous ne verrons pas notre interlocuteur. Il est bien caché tout là-haut dans les branchages.
Soudain, un bruit d'aile attire notre regard vers la cîme. Une buse pourchasse un corbeau en faisant de grands cercles au-dessus des arbres. Quelle agressivité !
Les arbres sont magnifiques.
Il parait que l'on peut entendre la sève monter dans les arbres au printemps. Je pose mon oreille contre un très gros tronc et tend au maximum de mes possibilités mon ouïe mais je n'entends rien. Mon chien ne me laisse pas non plus dans le silence. Il est sans doute intrigué par ma position et vient lui aussi renifler l'arbre, ce qui ne se fait pas sans bruit!
Ptit bonheur du matin et du printemps, de se balader ainsi avec mon amour. Détente, découverte, bonheur.
samedi 28 mars 2009
Petits pas
mercredi 25 mars 2009
Réconfort
Alors que tous les enfants sont partis, je papote comme à mon habitude, chaque fin de journée, avec les autres personnes de l'école. Moment de décompression, moment d'échange, moment de questionnement, moment juste d'existence d'une certaine vie dans l'établissement sans ses habitants privilégiés.
Je prends mon temps, je papote encore et encore. Je ris, j'écoute, je suis bien.
Je reviens enfin vers ma classe.
Elle est là. Debout, dans le vestiaire, juste derrière la porte d'entrée. Depuis quand est-elle là? Je ne sais pas. Personne ne l'a entendue arriver. Elle me sourit. Je lui offre mon sourire. Elle est gènée et bredouille un "C'est aujourd'hui que je devais venir? Je ne sais plus ce qu'on avait dit. Je ne veux pas vous déranger. " Et moi de lui répondre" Mais oui, venez, entrez. Je vous attendais, jene savais plus non plus ce que nous avions dit mais j'ai le temps, entrez. " Sa grande fille que je ne connais pas l'accompagne. Je l'accueille aussi, ne comprenant pas sa présence mais ma foi, pourquoi pas. Finalement, cette gande fille de 9ans a juste accompagné sa maman et repart attendre chez sa mamie, à la demande de la maman.
Je demande aux ATSEM si je peux occuper ma classe un instant car je pense que ma classe est plus adéquate que mon grand bureau de directrice (c'est comme ça que mes élèves l'appellent!). Elle est plus chaude et on est là pour parler de son fils, donc d'un élève, pas d'un souci administratif!.
Je l'invite à s'asseoir sur une misnucule chaise en bois, aux montants métalliques rouges. Je m'assieds en face d'elle, sur une même chaise. Entre nous deux, deux petites tables, sur lesquelles nous pouvons poser tous nos avants bras. Non, ce n'est pas inconfortable. J'ai déjà remarqué que les adultes que je reçois se sentent bien dans cette position. Peut-être réussissent-ils ainsi à voir l'école comme leurs enfants la voient.
En tous les cas, aujourd'hui, pour elle, c'est important de se sentir là. Je le ressens ainsi. Je la sens bien installée.
Je vous ai fait venir pour faire un petit bilan à propos des moments de soutien avec D. Il fait vraiment beaucoup de progrès. Il adore venir en soutien. Il aime venir à l'école. C'est super. Je vous sens cependant inquiète par rapport à ses progrès.
Il est en retard, n'est-ce pas? Je vois bien qu'il n'est pas aussi avancé que les autres.
C'est vrai, vous avez raison. Il n'est pas au même niveau dans ses aprentissages que certains de ses camarades. Moi, je ne suis cependant pas inquiète. Il apprend des tas de choses. Cette semaine, nous avons travaillé le nom des lettres et leur sonnerie, il les retient quasiment toutes. C'est génial.
Oh oui, je sais, je joue un peu avec lui avec les lettres. Il les connait bien.
Ce qu'il ne réussit pas encore à faire c'est entendre les sons dans les mots. (Et là, je lui donne des exemples qui la font rire mais je ne vais pas trop loin parce qu'elle s'inquiète beaucoup. C'est affolant et incompréhensible pour un adulte de pouvoir entendre que son propre enfant quand on lui demande de trouver un mot qui commence par le son SSSSSSSS, il réfléchit longuement et annonce fièrement : ssssssssssssssspomme de terre. Oui ça fait rire et j'ai ri avec D ce jour-là mais ça inquiète fortement la maman. Alors je tente de lui expliquer la longue maturité d'un cerveau d'enfant. Que la lecture, que l'écoute des sons, ça va venir mais que D n'est pas prêt et qu'un bourrage de crâne est inutile et serait néfaste. Il faut de la patience, beaucoup de patience. Je lui répète plusieurs fois que je ne suis pas inquiète du tout. Je suis au contraire très confiante et ça va venir. Il faut faire confiance à D. A force de parole, de mots, elle m'entend et m'offre sa confiance.
Si vous le dites, vous avez sans doute raison . Vous êtes sûre de vous. Je vous fais confiance.
Merci. D va réussir, il va vous étonner. Offrez lui du temps.
Je vais vous parler d'autres choses aussi. C'est aussi pour cela que je souhaitais vous rencontrer.
Oh mon dieu, je le savais. (Et de suite elle se met à retenir des larmes qui n'en peuvent plus d'être retenues. Je vais lui chercher une belle grosse boite de mouchoirs et lui offre de bon coeur. Ses larmes coulent coulent coulent. Son beau maquillage qu'elle tente de sauver à chaque passage de mouchoir aussi. J'attends. Je la laisse pleurer, elle en a besoin. )
Je ne suis pas là ni pour juger, ni pour enquêter, ni pour vous interroger. Je veux juste vous dire que je pense qu'il se passe quelque chose dans la vie de D, en dehors de l'école je pense. D a changé de comportement ces derniers temps.
Comment, quoi? Que se passe-t-il? comment est-il? Qu'est-ce que vous avez vu?
Rien de bien spécial. Mais D est inquiet. Il a besoin de câlins. Il me cherche souvent. Il est fatigué l'après midi.
Tout ça. Mais il n'a rien fait, il ne fait pas de bêtises?
Non. (Les larmes se sont arrêtées, restent cependant très proches). Je ne veux pas savoir ce qu'il se passe. Sachez seulement que si vous le souhaitez, vous pouvez en parler. ça pourrait m'aider à mieux aider D. Vous n'êtes pas obligée.
(Les larmes reviennent de plus belles)
Oh mon dieu. D , je pensais que lui au moins il ne vivait pas les choses. Oh mon dieu, non pas D. Ma fille sait les choses, mais pas D. On ne lui dit rien parce que je pensais qu'il s'en fichait, qu'il ne voyait rien. Il est petit. Et lui, je pensais qu'il continuait sa vie d'enfant. Et là , vous me dites que.....Oh mon dieu, non, pas D. Oh non. Il est touché aussi. Oh non, mais qu'est-ce qu'on va faire?
Oui D est petit mais il ressent les choses. Je pense qu'un enfant ressent les choses bien plus qu'un adulte. Ici, dans ce cas, il n' a pas de mots pour dire ce qu'il ressent mais c'est sa façon d'être qui nous informe qu'il sait qu'il se passe quelque chose. Mais il ne sait pas quoi. Il ne sait pas vraiment ce qu'il se passe.
Mon petit D. Oh non.
(Et là la maman me raconte ce qu'elle vit. Un moment de famille pas facile avec un mari malade qui vit actuellement une dépression. Elle se confie alors un peu. Elle pleure beaucoup. Avec mes outils, je l'écoute, je réponds, je reformule et j'utilise une belle formule que j'ai découverte sur un blog génial : "Et alors?" Eh ben, c'est une belle formule qui a fait son effet. Cette dame pense que son mari profite trop du système avec ses congés maladies à répétition. Et alors? J'ai bien aimé l'effet obtenu à plusieurs reprises. Merci Christian. )
Je pense qu'il faudrait parler à D. Il sait qu'il se passe quelque chose mais on ne lui offre pas de mots pour l'apaiser. Jeudi dernier il m'a dit que sa maman était triste parce qu'il faisait trop de bêtises en ce moment et qu'il n'était pas sage du tout à la maison.
Oh mon dieu, il a dit ça. Mais c'est pas vrai. Il ne fait pas de bêtises. Moi qui pensais que jsutement il était "normal". Il ne fait pas plus de bêtises que d'habitude. Il est même très sage. Oh mon dieu, pourquoi il dit ça. Mon pauvre petit. ( et les larmes de couler à nouveau très fort)
Il n'a pas de mots pour expliquer ce qu'il se passe. Il pense sans doute qu'il est fautif. Vous pouvez ssayer de lui parler, de lui offrir des mots.
Oh oui, je vais lui parler. Le pauvre.
Ce serait bien que vous parliez aussi à votre fille.
Oh mais elle, elle est plus grande, elle voit bien, elle comprend.
Je pense que ça pourrait ausi lui faire du bien. Et peut-être que ce serait bien si c'était vous et votre mari qui leur parliez. Vous pouvez organiser une petite réunion de famille. Vous pensez que votre mari poura le faire?
Oh oui, bien sûr. Quand il est à la maison, tout va bien. Il fera tout pour ses enfants.
Nous avons ainsi discuté une heure. Parsemé de larmes, de "Oh mon dieu" j'ai usé de mon écoute, de mes outils, de mon expérience aussi je pense. Je lui ai proposé de se faire aider elle-aussi, son mari est déjà aidé par quelqu'un.
Puis le temps est venu de la laisser prendre en main tout cela. Je lui ai proposé de revenir quand elle voulait, même avec son mari si il voulait venir voir D à l'école.
Merci beaucoup; ça m'a beaucoup aidé de vous parler, ça m'a fait du bien. Allez tiens j'ai envie de vous embrasser. Je peux?
Sans me laisser le temps de répondre mais ma position était déjà dans l'accueil elle m'a serré contre elle et m'a embrassée la joue gauche en me disant merci encore. Je l'ai raccompagnée.
Ce sont des moments importants pour moi parce que je me sens bien. Dans ces moments là, je me sens à ma place. J'ai aidé cette personne à ouvrir des portes tout en restant dans mon travail auprès des enfants. Je pense que D ira mieux et je pense que ses parents vont essayer de communiquer mieux, autrement. Je fais confiance à la maman. En plus, elle sait qu'elle va y arriver. Elle me l'a dit. On va yarriver, on va s'en sortir m'a-t-elle dit à plusieurs reprises.
Dans ces instants, j'oublie l'ingratitude de mon métier. Et je me sens à nouveau fière d'être là. Merci à cette maman de ce partage. Je lui dirai de vive voix, plus tard.
Le printemps est-il vraiment là?
Ce matin, 5h30, je ne réussis plus à dormir. Je décide de me lever. Mon chien a envie de sortir. Je plonge dans mon peignoir et je vais avec lui dehors. Tiens, si j'allais faire un tour dans mon jardin pour voir le jour poindre. En ouvrant ma porte d'entrée, je trouve la nature bien claire, il n'est pourtant pas encore l'heure du lever du jour. J'ouvre en grand et j'aperçois ma table de jardin toute blanche, l'herbe toute blanche. Oh lalalala il a neigé. Tout est blanc ! Bouh, ça me refroidit d'un coup, je laisse Mon chien sortir seul et je retourne préparer mon déjeuner et me plonge dans la suite de mon roman dont je voudrais vraiment connaitre le dénouement final ! Mon chien revient quelques instants après, trempé !
Depuis il neige, neige neige. C'est une vraie tempête. A 7h00, je vais réveiller ma fille avec plaisir comme presque chaque mercredi. J'ouvre ses volets en lui disant : "regarde !". "Oh lalala, génial ! Le bus passera peut-être pas!" me répond-elle en parlant du bus scolaire bien sûr !
Le bus est passé !
Bonne journée.
dimanche 8 mars 2009
Prescription
En quelques mots, la prescription c'est :
"Au bout d'un certain temps, quand la société n'a pas dénoncé pénalement un fait, eh bien la loi française pense que la société a droit à un apaisement. "
Voilà l'explication que l'on m'a donné.
OK. Alors laissons la société s'apaiser et terminer sa vie, assis dans un canapé tranquillement, à ne se soucier de rien d'autre que de l'apaisement de SA vie.
mercredi 25 février 2009
Ouiiiiiiiiiiiii
Soudain, j'entends au loin des cris d'oiseaux. Pas possible, les oies, les oies,les oies.....Je les vois au loin. Elles sont juste dans l'axe du soleil alors je ne les vois pas bien mais je les entends. Quel vacarme! Est-ce que ce sont des oies ou des grues???Vite, vite vite, je vais chercher mes jumelles.
Le temps de ressortir et elles sont déjà au-dessus de ma maison. Pas besoin de mes jumelles. Elles ne volent pas haut. Ce sont des grues, de magnifiques grues.
Que je suis contente de les avoir vues. J'en ai les larmes aux yeux.
ça veut dire que l'hiver touche à sa fin. Si les grues remontent vers le nord, c'est que les grands froids sont terminés.
C'est une vraiment bonne nouvelle.
Ah vraiment ce passage me met de bonne humeur ce matin !
Qu'est-ce que je suis contente d'avoir vu ces grues !
C'est mon ptit bonheur du matin.
Notre appartement est situé juste sur un chemin des oiseaux migrateurs. Les oies et les grues passent deux fois par an au-dessus de notre toit. En automne, je n'aime pas les entendre partir. Selon la date à laquelle elles partent, je sais à peu près quand l'hiver arrive. Souvent je ne fais que les entendre partir car à cette époque-là, le brouillard ne se lève quasiment jamais de la journée. ça dure plusieurs jours. Ce sont des moments tristes pour moi de les entendre partir.
Mais quelle joie de les retrouver et de les entendre revenir au loin. C'est toujours fin février, début mars. Oh ça ne veut pas dire qu'on n'aura plus ni neige, ni froid mais tout de même ça veut dire que le printemps arrive.
Eh ! Une mouche vient d'entrer par ma fenêtre. ça aussi c'est un signe qu'il fait meilleur dehors. Je n'aime pas trop les mouches mais pianoter sur mon ordi face à une fenêtre ouverte avec une mouche qui arrive et des cris de grues au loin, ça c'est vraiment chouette !
Bonne journée.
mardi 24 février 2009
Rencontre
"ça donne envie .
Il y a quelques temps au téléphone, j'ai annoncé à mon père que je voulais me suicider. Evidemment il a hurlé, car il sait que lorsque j'aperçois une perspective d'avenir, je le cultive le plus longtemps possible. A l'instant où je lui expliquais mon projet, marchant de long en large dans mon salon pour revenir au bout de deux minutes m'asseoir à mon bureau le combiné coincé entre ma joue et l'épaule, j'ai enfin éprouvé l'impression que nous nous séparions, que nos destins cessaient d'être liés et que toute la fatalité familiale ne me concernait plus. M'émanciper,
inaugurer une nouvelle histoire même brève, m'a soudain paru prodigieux et excitant. Le volume sonore de notre conversation a augmenté d'un cran; comme mon père criait, je me suis mise à mon tour à élever la voix pour être entendue. Je lui ai donc dit et redit qu'il n'était pas responsable du destin de ses enfants, et par là du mien. Je m'énervais de plus en plus, car je voulais lui faire comprendre mon raisonnement. Je lui détaillais les réflexions qui m'avaient amenée à faire ce choix. J'étais convaincue qu'à la fin de mon explication lui aussi comprendrait que mourir était une solution sage et honorable. Je croyais même, tel que je le connais et le pratique depuis presque quarante ans, qu'il serait sensible à l'argument de la respectabilité. D'ailleurs, maintenant que je me penchais sur le sujet avec attention, j'étais frappée par la rigueur de ma décision. "
Ceci est un extrait de "Toute une affaire" de Sybille Grimbert.
J'ai lu, j'ai aimé.
Puis j'ai lu les mots d'Isabelle:
"Ma vie, je l'ai passée à ne pas me rencontrer. J'ai tenu des rôles et, croyant m'amuser, je me suis abusée. Aujourd'hui, je tente de retrouver la Page blanche, celle sur laquelle, sans rien écrire, je pourrai me dire. Isabelle"
Il y a des moments comme ceux-là où je ne crois pas trop au hasard.
La vie m'offre bien des fois ce dont j'ai besoin.